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L’école c’est bien et c’est obligatoire

J’ai mis mon fils à l’école. Pourtant l’école a été extrêmement difficile à vivre pour moi, mais je l’y ai mis quand même. Beaucoup de parents pourraient me dire « et bien oui, il faut de toute manière les mettre à l’école, c’est obligé, c’est pas toujours facile mais nous n’avons pas le choix« .

C’est vrai ça, avons nous le choix? On a toujours le choix, non?

L’instruction est obligatoire à partir de 6 ans, pas avant, et rien ne dit où celle-ci doit se dérouler. Tiens je te mets le lien officiel : Service public.fr « l’instruction obligatoire »

C’est bon à savoir je trouve. On peut choisir. On peut choisir selon nos possibilités et nos ressentis, je précise.

Parfois, financièrement les deux parents doivent travailler. D’autres fois, c’est moralement que les deux parents doivent travailler, si aucun ne se sent capable de s’épanouir en restant à la maison.

Dans notre cas, c’est un peu des deux. Financièrement, on a clairement besoin de nos deux salaires. Et, je ne sais pas si je me sentirais capable de rester à la maison, en constante présence de mon fils (mon besoin d’être seule, tout ça).

Je constate un peu partout, le message subliminal qu’on cherche à faire ingurgiter aux enfants « l’école c’est génialissime puisque c’est obligatoire,il faut y aller, être sage et surtout bien travailler au risque de finir sous un pont et d’être rejeté par la société ». On culpabilise l’enfant. Avant même qu’il ait essayé, il a déjà la pression.

Alors, pourquoi pas l’école à la maison si on s’en sent capable? Peut être parce qu’il faut, en plus de se sentir capable d’instruire, se sentir capable d’affronter le jugement des autres et de défendre son choix.

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Mon fils de 3 ans est scolarisé. Oui. Mais ce n’est pas immuable. J’ai compris très tôt que l’institution de l’école était, dans une grande majorité des cas, source d’angoisses, de peurs, de conflits, de désintérêts, de démotivation, de stress, de malheurs. Parfois ça se passe super bien, c’est vrai. Mais quand même. « Maman, j’veux pas aller à l’école » « oui je sais mais tu dois y aller, et saches que tu iras là bas durant des années » « ah bon, alors c’est ça la vie, apprendre par la contrainte et vivre durant plus d’une dizaine d’années en étant pas heureux de me lever tous les matin? » « oui mon fils, tu as bien compris, c’est bien ».

La Globule va à l’école oui (je me répète hein, j’ai du mal à intégrer l’idée), mais mon regard reste vigilant. Je suis assez confiante, j’ai bon espoir que mon fils s’y sente bien. L’école choisie est petite, privée (mais là n’était pas le critère principal), au regard bienveillant, et propose une approche montessorienne sans les frais de scolarité énormes. Néanmoins, l’école à la maison reste une porte que je me laisse dans le coin de la pièce.

Au moindre signe de malêtre, si les choses se passent mal et si je constate que l’école apporte plus de mal que de bien à mon fils, je suis prête à laisser mon travail pour m’investir dans son instruction. C’est carrément envisageable, il est pour moi, hors de question de laisser mon enfant souffrir d’un système « imposé » alors qu’il y a des alternatives.

J’ai souffert petite (et plus grande), de cette « institution de la contrainte, de la compétition et du dénigrement ». L’école à la maison m’aurait aidé, j’en suis convaincue.

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