Nominée aux Sunshine Blogger Awards

Ca fait classe d’être « nominée », ça fait briller l’égo un peu. C’est une femme que je suis depuis quelques temps maintenant et que je t’invite à découvrir (si c’est pas déjà fait) qui m’a nominée, tu la trouveras par là: Maman Lempicka
Et donc, je prends le temps de répondre à cet honneur (parce que c’est long de répondre à une nomination! Mais tu vois, je le fais, rien que pour toi).

sunshine

Je réponds aux 11 questions que Maman Lempicka m’a donc lancé:

1/ Présente-toi en 3 lieux
Ouah, ça commence déjà sec, pas facile de choisir.
Premier lieu:
le quartier de mon enfance, une banlieue lyonnaise.
Des HLM, du béton, des enfants qui zonent. Des aventures, des peurs, des lieux cachés, des échanges incongrus, des souvenirs de dingues.

Deuxième lieu: le petit village au Portugal
C’est un lieu particulier pour moi, j’y ai passé toutes les vacances d’été de mon enfance. Encore aujourd’hui, lorsque j’y vais (bien plus rarement), j’ai toujours une sensation étrange d’y être. C’est un endroit fabuleux. Il y a des eucalyptus partout, des collines qui montent et qui descendent (parfois des pans entiers sont brûlés), et j’ai joué là bas des journées entières avec mes frères et mes cousins. La maison de mes parents, le tank qui nous servaient de piscine (là bas, à l’époque chaque habitation avait son tank (=lavoir), même les appart’), les plages, l’océan et ses vagues impressionnantes, les monuments de pierres, les oliviers, etc.

Troisième lieu: ma maison actuelle.
Cette maison c’est 4 murs de moellons, du contreplaqué à l’intérieur, du carrelage et de la peinture. Et puis, dedans t’y mets les êtres humains (et félin) que j’aime le plus au monde.
Ce cocon dans lequel je me sens si bien, c’est mon papa qui me l’a construit. Tu comprendras alors l’importance que ce lieu représente pour moi. Tu comprendras encore plus si tu sais que mon papa est mort/décédé/cketuveupourdirekilestpluslà et que ces 4 p*tains de murs sont empreints de sa présence.

Pourquoi as-tu créé un blog?
Franchement, celle là elle est dure, elle parait simple, mais pour moi c’est pas du nougat.
J’avais envie d’écrire les choses qu’il y avait dans ma tête. J’avais aussi envie de m’approcher du monde via un média non anxiogène. J’avais envie de créer un petit coin, un truc qui existerait, même en virtuel mais quand même visible et concret, un endroit que c’est rien que moi qui l’ai décoré, rien que moi qui l’alimente, un genre de moyen de montrer mon existence.

Comment as-tu choisi le nom de ton blog?
Je voulais qu’on y retrouve mon prénom,. Mon prénom m’a toujours fait penser au mot « cendres », et je m’en suis inspiré pour nommer ce parcours, ce cheminement, cette révolution intérieure qui s’opère en moi depuis quelques années et qui me permet de passer d’un état de « petite fille qui se sent inexistante » à celui de « femme pleine d’assurance ».

Quelles sont tes sources d’inspiration?
Mes enfants en majeure partie. Mais aussi mon quotidien, les échanges avec d’autres personnes et puis ça peut être n’importe quoi, un détail, une connerie, un truc qui m’a fait réfléchir, etc.

Les réseaux sociaux, c’est un peu, beaucoup ou passionnément?
Moyen. C’est modéré. Je souhaite volontairement limiter ma présence sur les réseaux. Je ne suis que sur Facebook et Pinterest. Mais depuis que j’ai découvert les groupes sur Facebook (notamment sur la parentalité), je passe pas mal de temps mine de rien (tout est relatif, mon temps sur les écrans est très restreints, de par le fait d’avoir deux mômes à plein temps) à scroller et lire les cas, les problèmes, les expériences, c’est ultra enrichissant pour moi!

Couche tôt ou lève tard?
Je me suis toujours couché tard, c’est le moment que j’aime le plus dans ma journée, le soir, tranquilou, le calme de la journée qui s’éteint, etc.
Et puis, en ce moment, mes enfants s’endorment (enfin mon 22 mois en l’occurence) pas avant 22h et il m’est absolument indispensable, pour ma santé mentale, de passer un moment à m’occuper de moi sans eux, donc je ne me couche pas avant minuit en général.

Si tu pouvais choisir la destination de voyage de tes rêves, où serait-ce?
J’allais répondre le Japon (parce que je rêve d’y aller), ou encore la côte est des USA (parce que je rêve à fond d’y aller), mais je me suis dis que j’allais rapidement me mettre à lister un paquet d’endroits de la planète.
La destination de rêve dépendrait des personnes qui seraient avec moi:
– Voyage de rêve avec les enfants: sans doute une destination citée juste au dessus
– Voyage de rêve sans les enfants: le gros cliché de l’île paradisiaque ou en tout cas, de la plage de sable fin, avec personne d’autre que moi (et mon homme éventuellement), genre Bora Bora tu vois, où équivalent, j’suis pas exigente.

Quel est l’article que tu as écrit dont tu es la plus fière?
J’ai deux articles qui me viennent à l’esprit (j’arrive pas à en choisir qu’un), mais pas vraiment qu’ils me rendent fières, disons que je suis contente d’un article lorsque j’ai réussi à appliquer mon ressenti par des mots qui me conviennent, des fois on a l’impression d’écrire à côté de nos pompes et parfois on croirait qu’une muse est venue dans notre tête et à tout fait couler directement jusqu’au clavier. Bon et bien ces deux articles, sont donc: L’enfant face à la mort, comment j’ai dû m’en occuper et puis Il dit très bien « non merci ».

Quelle est la dernière photo que tu as prise?
Une photo de mon 5 ans et demi qui jouait dans notre jardin. De toute manière les photos que je fais sont soit des photos de mes fils, soit des photos de mes pieds.

Retravailles-tu beaucoup tes articles ou publies-tu des premiers jets?
La plupart du temps je fais souvent un gros jet (trop bizarre cette tournure de phrase), j’ajuste, je corrige un peu et puis bim, ça part en publication.
Il y a aussi des articles qui attendent depuis un bail dans ma partie « brouillon », soit parce que je suis pas super inspirée par le sujet, soit parce que c’est, au contraire, un sujet super important et que je souhaite que tout soit bien léché au poil (trop bizarre cette tournure). Je précise d’ailleurs que mon style est volontairement familier (la gonzesse qui veut pas paraître analphabète), je souhaite écrire comme si je m’adressais à quelqu’un avec qui je papote tranquilou.

Un seul mot pour tes lecteurs, à part merci?
Coucou 🙂

Je rebalance la nomination à 11 blogs que j’aime:

Lumai
Maman Chloe

Blog de mère
Cute Simplicity
Une vie en chantier
Mamans, mas pas que
Sweet and Spicy
Maman Nouille
Maman Orange
Hello Maman
Les petits ruisseaux font les grandes rivières

Voici mes 11 questions:
1/ Raconte nous 3 souvenirs marquants

2/ Tu pars en vacances cet été? où ça?

3/ Comment définirais tu ton style d’écriture et le ton que tu emploies dans tes articles?

4/ A part un blog, as tu d’autres plateformes de création de contenu? (ex: chaîne vidéos, podcasts, site, etc)

5/ Ton entourage connait il ton blog? Pourquoi?

6/ Classe ces idées de la moins importante à la plus importante pour toi:
-Faire des choses pour les autres
-Faire des choses pour soi même
-Etre poli et « bien élevé »
-Vivre selon tes envies et valeurs
-Vivre en faisant attention à ne pas faire de mal aux autres
-Travailler
-Partager des moments avec ceux que tu aimes

7/ Pense tu que, le jour où ta vie prendra fin (le plus tard possible, je te le souhaite hein), le classement de la question précédente sera identique?

8/ Dans ton rêve le plus fantastique, à quoi ressemble ta vie idéale?

9/ Comment vois tu ton enfance?

10/ Est ce que tu fais (ou as fait) du sport?

11/ Est ce que tu parles d’autres langues que le français?

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C’était pas mieux avant

C’est un truc que je pensais avant. Avant, je pensais que c’était mieux avant.
Tu noteras que le terme « avant » est d’un flou intersidéral.

On pourrait croire qu' »avant » c’était il y a très longtemps, jadis, naguère, ou plus précisément il y a plusieurs siècles. Est ce que ces temps là étaient mieux que maintenant?
Entre la mortalité infantile élevée, la peste et autres épidémies, les régimes monarchiques ou le peuple crevait de faim et les guerres de pouvoirs et de conquêtes, ou les croisades et colonies, entre l’esclavage et les pendaisons en place publique comme divertissement du dimanche et la condition féminine atroce où enfanter n’était pas un choix mais plutôt un risque de mourir en couche, et où l’enfant, comme la femme étaient des monnaies pour accéder à plus de pouvoir, je crois qu’on peut dire qu’on n’est pas trop mal aujourd’hui. A la rigueur, le truc positif de cette époque floue et lointaine (tu choisiras toi même la fourchette historique dont je parle) serait peut être l’alimentation non industrialisée, les produits peu transformés et donc l’utilisation très peu répandue des produits de synthèses.
Donc, on peut être d’accord que les gens (probablement un peu aigris dans leur coeur) qui disent que « c’était mieux avant », ne parlent pas de cette époque.

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Ils parlent de quoi, de quand? L’indice qui m’aide à y voir plus clair serait leur tendance à ajouter également « Moi, de mon temps », « Moi, à mon époque ».
Qu’est ce que ça veut dire ça? LEUR époque? Mais, sont ils morts? actuellement, l’époque dans laquelle ils vivent encore n’est pas leur époque? Ils s’y trouvent encore pourtant!
Cela sous entendrait qu’ils estiment que leur vie, ou, en tout cas, l’essentiel de leur vie est terminée.
C’t’intéressant.

D’où vient cette pensée?
J’y vois deux raisons.

La première: ce n’est pas l’époque qui a changé mais leur vision de la vie.
Moi, ce que j’entends dans « c’était mieux avant », c’est qu’avant, lorsqu’ils étaient plus jeunes, enfants ou ados, ces gens avaient un enthousiasme, une joie de vivre, une force de vie qu’ils n’ont plus maintenant. Du coup leurs souvenirs sont remplis d’énergie, de découvertes, d’expériences enrichissantes, tout ce qu’un enfant ou un adolescent ou même un jeune adulte vit grâce à ses yeux pleins de passions et d’enthousiasme. Forcément, lorsqu’on se rappelle nos moments devant nos dessins animés (du club Dorothée pour ma part) ou devant la découverte d’un nouveau jeu vidéo (nintendo pour ma part), d’une nouvelle musique ou devant l’expérience toute nouvelle d’une balade qui nous paraissait fantastique, et bien, forcément, à côté de nos moments bien plus sobres, plus sérieux, plus planplans de nos vies d’adultes bien rangées, responsables et sages, ces derniers nous paraissent bien médiocres. Avant, c’était mieux! Oui, on est d’accord. Pas l’époque, pas les moeurs, pas la culture, non, notre vision si remplie d’enthousiasme était bien plus épanouissante avant, lorsque nous étions plus jeunes! (lorsque la société et la façon d’élever les enfants, n’avait pas encore réussi à écrabouiller notre force de vie, notre élan de découverte, notre enthousiasme (j’utilise beaucoup ce mot, « enthousiasme« , note qu’il représente pour moi tout ce que je cherche à retrouver dans ma vie).

La deuxième: je l’ai découverte dans un article . Il y est décrit (avec différentes études bien sympas à l’appui), que, plus nous côtoyons quelque chose, plus nous y sommes familiers et plus nous y trouverons du positifs.
Je te cite l’article en question pour illustrer l’idée:

« Ce serait ce qui nous est familier – ce qu’explique la théorie de l’effet de la simple exposition de Zajonc. Dans une expérience, le chercheur a présenté à des volontaires 12 mots de 7 lettres sans signification, en leur faisant croire qu’il s’agissait de mots turcs. Les mots étaient diffusés 0, 1, 2, 5, 10 ou 25 fois. Ensuite, les participants devaient évaluer si les mots étaient positifs ou négatifs. Autrement dit : sans connaître la signification des mots, les sujets ont dû leur attribuer un sens positif ou négatif. A priori, rien ne permet d’orienter leurs décisions… Et pourtant : les résultats montrent que les sujets attribuent un sens plus positif aux mots présentés un grand nombre de fois (10 et 25) qu’aux mots présentés rarement (0,1 et 2 fois) ! »

Cela concorde avec l’idée que l’on se fait des choses d’avant, puisque ce sont des choses, des habitudes, etc, que l’on a beaucoup côtoyé, qui nous sont très familières.

Est ce que c’était vraiment mieux avant?

Honnêtement, si on regarde bien, là, dans les faits, si on regarde comment on vivait dans les années 60, ou 70-80. C’était mieux?

Explosion de l’industrialisation: agriculture intensifiée, alimentation industrialisée, mal-bouffe à foison
Utilisation et exposition massive aux produits toxiques: pilules, médocs, antibiotiques à gogo, pesticides, additifs alimentaires, solvants, perturbateurs endocriniens, pétrochimie, polluants (transports, agriculture).
Les enfants des années 80 (dont je fais partis) ont été sous perfusion de sal*peries (Choco BN, Chocapic, Pitch, William Saurin, et toute la compagnie). Nous avons joui de l’explosion des nouvelles technologies citées juste au dessus qui ont facilité la vie des parents, mais, sans savoir que c’était bourré de m*rdes pour la santé. En conséquence, il est prévu une augmentation massive de cancers, maladies auto-immunes, maladies dégénératives dans les prochaines décennies. Plouf, plouf, ce sera toi ou toi ou toi qui n’y échappera pas.
Condition féminine difficile: inégalités, sexisme.
Condition des enfants: les adultes étaient, sans aucune inquiétude, maltraitants. Les professeurs étaient tout puissants et avaient le droit d’user de violences sur les enfants. Plus d’insouciance de la part des parents, ils laissaient plus de liberté aux enfants à l’extérieur (moins de peur qu’aujourd’hui avec le terrorisme, la pédophilie, etc).

Je sais pas c’que tu en penses, mais personnellement y a pas photo. Aujourd’hui, on revient au bio, on a le choix dans les produits que l’on achète, on a accès à des produits naturels, la réglementation devient plus stricte. La condition féminine avance, et celle des enfants aussi. C’est loin d’être un monde fantastique, y a du boulot, mais quand même, y a du mieux.

Il faut s’enlever les peaux de saucissons qu’on a devant les yeux les gars, avant c’était pas mieux. Et puis, tant que t’y es, remets tes yeux d’enfants, et observe le monde actuel, je suis sûre que tu trouveras de quoi nourrir ton enthousiasme retrouvé et ta soif d’expériences, les cailloux, les rivières, les aventures, y en a tout autant qu’avant, je t’assure.

Besoin de solitude

C’est marrant, cet article est un peu en lien avec le précédent et, en même temps, il est un peu en contradiction, et en même temps aussi, il est pas si contradictoire que ça.

J’ai besoin de voir du monde, et de montrer le monde à mes enfants, je suis humaine donc j’ai besoin d’interactions sociales avec mes compères, même en ayant de l’anxiété sociale, ça n’empêche pas ce besoin fondamental!

Mais, j’ai toujours été une grande solitaire ou plutôt comme me qualifiait mon ancienne voisine « une sauvage« . Un peu, parfois beaucoup selon les périodes. J’aime bien, j’me sens bien quand j’suis enfermée dans une bulle. C’est assez logique quand on sait que sortir de chez moi a toujours été stressant, donc forcément, mon corps, cherchant à éviter le stress (qui est nocif à long terme), me montre que c’est reposant pour lui d’être seul.

Alors tu vois, je suis maman à temps plein depuis l’été dernier et j’ai mes deux amours de garçons avec moi au quotidien. Et je ne les fait pas garder régulièrement, c’est un choix absolument volontaire, et je ne scolarise pas mon plus grand, c’est un choix également absolument volontaire. Donc, forcément, de par le fait, tout ça m’a amené à m’assoir un peu beaucoup sur mon besoin de solitude.

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Mais, comme tout véritable besoin, ce besoin de solitude ne s’éteint pas et je peux poser mon fessier un bon moment sur lui, y a quand même un moment où il ne va plus se laisser faire et il va donc revenir à la charge, un peu remonté, et me hurler au pif « bon, tu vas t’occuper de moi oui?? Ou plutôt de toi? Tu vas t’isoler un peu pour qu’on puisse se recharger un peu l’esprit?! ». Ce besoin devient donc très fort, je me vois en train de saturer, ça monte et ça me rempli, et je deviens (plus) grognon, je râle (plus), je ne supporte plus très longtemps la présence d’autres êtres humains, aussi aimés soient ils.

Sauf que s’isoler dans le contexte actuel est parfois un peu compliqué, surtout que j’ai ma Granule 22 mois, qui est en phase « j’ai besoin de maman et faut pas qu’elle s’éloigne de moi trop loin ou trop longtemps sinon je crois que je vais me sentir abandonné ».

Dans ces moments, j’ai besoin d’être seule, seule, complètement seule! Pas de sortir voir une copine, pas d’aller me promener au parc où y a des gens aussi, non, j’ai besoin d’être dans un endroit qui me donnerait l’impression d’être isolée du reste de l’humanité, comme une petite île paradisiaque, perdue au milieu de l’océan, une île au sable fin et chaud, avec des noix de coco à porter de main, une magnifique cabane dans les arbres, une eau turquoise transparente et chaude et avec le bruit unique des vagues.
Un jour j’irai sur une île comme ça, peut être dans l’océan indien comme me le suggérait la Globule.

En attendant, j’écris cet article, sur mon lit tout défait, avec mon chat qui dort près de moi, la porte fermée à clef et avec le bruit de mes enfants de l’autre côté, dont l’un d’eux (tu devineras lequel si tu relis un peu plus haut), ne cesse de dire à son papa:

« et maman? » « maman? » « où maman? » « maman? » « et maman?? »