Archives pour la catégorie Mon rôle d’humaine

Maman se bouge le derrière

J’investis pas mal de mon temps pour mes enfants, c’est vrai. En fait, si je devais faire une moyenne, sans doute qu’elle s’approcherait des 20h/jour. Le reste du temps non dédié au enfant se morcellerait en: soirée avec l’homme, mes douches, le sommeil quand la Granule n’est pas réveillé, mes temps de loisirs.

Maintenant, sur mes temps de loisirs, j’ai rajouté quelques petites choses. Des choses qui ne m’étaient pas très familières voire pas du tout pour certaines d’entre elles.

J’ai remarqué que mon réservoir de patience et d’attention doit impérativement se recharger pour que je puisse réattaquer la journée suivante avec mes enfants et avoir assez de jus pour me consacrer à eux. C’est donc vital que je m’occupe de moi. Je l’ai toujours fait le mieux possible. Aujourd’hui j’en prends encore plus conscience et surtout j’ai l’envie qui augmente. Je suis importante moi aussi.

Des changements ont commencé et d’autres vont suivre.

1- Je-fais-du-sport.

J’te jure, rien que l’écrire ça me parait dingue. Moi, du sport? la feignasse en puissance? Et bien oui. Je fais du sport depuis, très précisément, le 23 janvier 2017. Je fais du sport trois fois par semaine, pendant environ 30 minutes. Je sue.

D’où vient le miracle? de cette envie dont je te parlais plus haut, de m’occuper de moi. Et puis, surtout, surtout, perdre son père d’une sale maladie, ça donne envie, plus que jamais, de prendre soin de son corps, parce qu’on a carrément pas envie de vivre la même chose.

La problématique était la suivante:
-Je suis une feignasse donc pas question de chercher par moi même quels exercices je dois faire.
-Je suis une feignasse donc pas question de devoir me déplacer pour aller en salle.
-J’ai deux enfants à temps plein, donc il était impératif de pouvoir le faire en leur présence.
-Je n’ai pas envie de mettre du pognon là dedans, il fallait donc que ce soit gratuit.

J’ai donc tenté le fameux coach sportif qui fait fureur sur le net: Fizzup. J’ai la version gratuite évidemment, et sans doute qu’il y a d’autres coachs virtuels tout aussi sympa, enfin bon, moi je suis sur Fizzup et ça me convient, pour le moment en tout cas.

Un jour je me suis inscrite. Mes enfants jouaient là, à côté de moi et je me suis dis « tiens, lançons ce bazar, au pire je me serais amusée avec les enfants ». J’ai donc lancé ma première séance et j’ai adhéré direct. Tu réfléchis pas, tu fais ce que le monsieur et la dame te montrent, ni plus ni moins. Je me suis éclatée, mon ainé a fait la séance avec moi, on s’est marré pendant que le plus petit nous regardait, interloqué.

C’était parti. Depuis je fais mes séances sans jamais en louper une. C’est devenu un moment sympa, un moment où j’aime sentir mon corps qui bosse, qui s’arrache sans pour autant que ce soit trop pénible.

IMG_948811

 

2- Je mange mieux

Je fais simple, y a pas mille changements: je mange beaucoup plus de légumes et j’achète un maximum bio. Et c’est tout.

Qu’est ce qui m’a poussé à mieux manger? Exactement les mêmes raisons que pour le sport. La bouffe a un impact considérable sur la santé et donc sur un sacré paquet de sales maladies.

Les légumes, on les épluche, on les coupe, on les fait cuire à la vapeur et on les mange. Je dis « on » parce que mon homme et moi sommes sur la même longueur d’onde. Du coup nos féculents ont pris moins d’importance dans les repas et les légumes remplissent bien plus nos assiettes.
A part ça, nous n’avons rien changé d’autre. Je mange tout ce qui me donne envie, beaucoup de gâteaux par exemple (l’allaitement me donne beaucoup d’envies de sucrés alors qu’habituellement je suis plus fan de salé), du fromage ou tout autre aliment gourmand. Je ne me prive de rien sauf du nut’ que j’ai désespérément supprimé de ma vie « snif ».

Les conséquences

Et le top? c’est que je constate les bienfaits concrets sur mon corps. Ce corps dont je te parlais dans le post précédent, celui qui a fait naitre deux enfants et qui a besoin qu’on s’occupe de lui.
– Même si ce n’était pas mon but, j’ai perdu un peu de poids. Quelques kilos, vraiment pas grand chose, mais cela se voit énormément vu ma petite taille. J’ai perdu 10cm de tour de hanche, je change progressivement ma garde robe puisque tous mes jeans, pantalons et autres bas ne me vont plus du tout.
– Je constate aussi des débuts de modelage. Des zones de mon corps un peu lâches (cuisses, fesses) se dessinent. Je me sculpte tout doucement, et j’apprécie ce que je vois!
– J’ai plus d’énergie, je sens que mon corps est ressourcé en tas de nutriments dont il disposait beaucoup moins avant.

Et sinon? Et bien à part ça, j’ai quelques autres projets en tête qui concerneraient l’envie de faire rentrer un peu plus de pognon à la maison, le fait encore de m’occuper de moi et également d’organiser l’année « scolaire » prochaine (les guillemets c’est parce que mon fiston fera l’école à la maison).

Est ce que ça va durer? Je n’en sais rien, mais on s’en cogne, là je profite de cette motivation inespérée!

La pudeur que je n’ai plus

Je voulais partager ça avec toi, partager ma pudeur.

Ici je parle de pudeur physique, corporelle, parce qu’il m’est apparu que j’en ai bien plus pour ce qui est de l’être cérébral que je suis. Mon corps, je n’ai plus de problème réel avec.

En fait, je n’ai jamais vraiment eu de soucis avec mon corps, en tout cas pas de ceux qui te font complexer au point de devenir obsédants. Après mon adolescence (à l’adolescence, je crois que le corps est un problème pour tout le monde), j’ai accepté mon corps dans son ensemble. Ma petite taille n’a jamais été un problème pour moi, d’ailleurs je ne l’aurais jamais vraiment remarqué si on avait arrêté de me bassiner avec ça. Mes fesses et mes hanches larges ont toujours été plutôt un atout et puis tant pis pour ma poitrine pas très épaisse, je l’aime ainsi.

Tout de même, se mettre nue c’était pas un truc naturel. Je crois même que me mettre nue, seule chez moi, me gênait moi même, au point de me couvrir la poitrine en courant entre la salle de bain et la chambre. Me mettre nue devant un homme, c’était pas facile facile, mais les jeux amoureux vous font briser quelques chaînes, un peu de désinhibition ne fait pas de mal, au contraire…

IMG_95101.jpg

Les premiers rendez-vous chez la gynéco sont un peu stressants (rapport à l’adolescence où tu piges rien à ton corps), les sorties piscines se font toujours avec le petit paréo aux motifs dégueu et les garçons ne verront pas le haut de mes jambes à moins d’avoir un sacré passeport à l’accès illimité.

Et puis, comme pour beaucoup de choses (parce que je me rends compte que j’écris souvent cette phrase), je suis devenue maman. Plus précisément, je suis tombée enceinte et les visites de l’intimité féminine se sont succédées. La poitrine tu la montres, les jambes tu les ouvres, le ventre tu le découvres. Bref, tu passes du temps à te déshabiller devant une pelleté de praticiens. Ca devient banal. On s’habitue à tout dit on. D’ailleurs, tu noteras qu’en France on s’en balance de ta pudeur pour ce genre d’examen alors que dans beaucoup d’autres pays (anglo-saxons notamment), on te posera toujours un drap sur les parties déshabillées. Et bien sûr, tu accouches et là, la gêne tu t’en cognes, tu vas mettre au monde un bébé, tu vas réaliser l’exploit le plus incroyable de notre monde alors ta pudeur c’est pas un soucis, au contraire t’es fière de ce que tu vas accomplir avec ton corps. En tout cas c’est un peu comme ça que je l’ai vécu.

Après l’accouchement (et le suivant), mon corps n’était pas vraiment « beau » (t’as vu j’ai mis des guillemets, parce que le concept de beauté, tu m’excuseras mais il est un peu bancal). Malgré ça, il n’était pas un problème: je venais de donner la vie et je savais que je pourrai lui accorder du temps quand je le souhaiterai. Mon corps, c’est ma maison, c’est l’enveloppe qui me contient et j’ai pris conscience depuis, que je dois en prendre soin et l’aimer si je veux qu’il continue à bien faire son job.

IMG_95181.jpg

Ma pudeur naturelle s’est alors évaporée doucement. Bien sûr, faut pas déconner, je me balade pas nue chez les gens, mais un jour, je sortais de ma douche, j’étais nue, et j’arpentais ma maison dans tous les sens pour rechercher un sous vêtement bien précis (tu sais ta culotte fétiche, celle que tu mets à peine après l’avoir lavée) et mon homme me fait remarquer que, bon, quand même, les rideaux de nos baies vitrées sont grands ouverts, qu’on a pas encore mis les brise-vue le long de notre impasse et que le voisin passe souvent par là. « Ah oui, mais bon c’est rien » je lui réponds. Voilà, c’est devenu pas grave. C’est mon corps, mais y en a quelques milliards d’autres sur Terre, alors le mien je vois pas pourquoi il gênerait quelqu’un.

Le détail supplémentaire c’est que j’allaite. Je n’exhibe pas ma poitrine, je reste discrète mais il n’est pas question non plus de ne pas nourrir mon bébé juste parce qu’il y a des yeux pas loin. Ils verraient quoi? un téton? et puis quoi, ils en ont vu et en verront d’autres. Au pire, ils trouveront que j’ai un joli téton et c’est pas grand chose au final.

Alors peut être que tout ça n’est qu’une passade (la vie n’est elle pas faite que de passades plus ou moins longues?), peut être que dans quelques temps je retrouverai cette gêne, cette pudeur que j’avais comme beaucoup d’entre nous. Mon corps je l’aime bien, il est cool, il est un peu le reflet de ce que je suis en dedans, pleine de vie, nerveuse et douce. Je lui dois mon respect, et les yeux des autres n’auraient que ça à y voir s’ils devaient se poser sur lui, mon respect et je m’attends à leur respect en retour.

Etre fort: on pense à la même chose?

L’autre jour, je discutais avec mon frangin. On aime souvent jouer à la provoc’, on se connait bien et on connait nos points de vue souvent différents sur certains sujets. Il me disait, pour me titiller « mais, tes gosses ils pleurent trop, attention qu’ils ne deviennent pas des poules mouillées (cette dernière expression ayant servie ici de remplaçante à une autre un peu plus familière) ». Bien sûr il déconnait, je le connais. Mais je sais aussi qu’il aime l’image de l’homme fort, qui ne pleure pas, qui n’exprime pas d’émotions et qui fait face à la vie comme un chêne face aux vents violents, droit, dur, immobile. Plus loin il me dit qu’être fort, oui, c’est ça, c’est faire face sans jamais pleurer. Nous n’étions malheureusement pas dans un contexte permettant d’enclencher une conversation un peu poussée. Je finis alors simplement en lui disant « alors, on pourrait discuter plus tard de ce qu’on appelle « être fort », ma définition n’est pas la tienne ».

Parce que, très honnêtement, pour la majorité d’entre nous, la première définition qui nous vient pour définir la force serait celle illustrant un homme, costaud, insensible, résistant, capable de soulever des montagnes sans une larme. Ce serait aussi un humain avec une force mentale infaillible, autoritaire, intimidant qui n’a peur de rien.

Pour moi, cette image serait plutôt celle que j’utiliserais dans mon dictionnaire devant la définition de l’expression « retenue émotionnelle » ou bien encore « un inconscient qui garde tout pour lui ».

strength-strong-toy-action-figure1.jpg

Tout être humain est doué de sensibilité, sans exception nous sommes tous « sensibles »

Un humain est un être sensible, alors dire de quelqu’un qu’il est insensible ou « fort » est contradictoire et totalement non indiqué dans les caractéristiques indéniables qui font ce que nous sommes tous. Non, quelqu’un qu’on dit insensible (ou fort, je répète), c’est quelqu’un qui s’est fabriqué une bonne grosse carapace bien résistante, ou plutôt un gigantesque mur en béton armé entre son conscient et son inconscient. Derrière ce mur il se passe des trucs de dingues qu’il ne soupçonne même pas, c’est la fiesta là bas, mais il n’en a pas conscience, bien tranquille, là, de l’autre côté du mur. D’ailleurs, pour être un peu plus juste, je serais tentée de remplacer « être insensible » par « être insensibilisé ».

Une situation de stress (que ce soit lié à quelque chose d’effrayant, de triste, de révoltant) engendre chez tous les êtres humains (et animaux j’ai envie de dire), une sécrétion de catécholamines (adrénalines et noradrénalines), provoquant par la suite une sécrétion de cortisol (hormone du stress). Cette dernière, néfaste pour le cerveau et plus globalement pour le corps, peut faire des ravages (destruction de chemins neuronaux par exemple) s’il reste présent trop longtemps et trop souvent. Le cerveau doit donc s’en débarrasser et pour cela il a trois solutions: induire une attaque pour se défendre (ex: je crie sur mon agresseur ou carrément je le frappe), induire la fuite (ex: dans la cours d’école, on cherche à me raquetter, je pars en courant) ou se figer (ex: je me fais insulter, mais, paralysée, je reste figée sans répondre). De la plus efficace à la moins efficace: attaquer – fuir – se figer. Dans les deux premiers cas l’humain est actif, le mouvement permet l’élimination rapides des hormones néfastes. Le dernier cas est le plus inefficace, l’humain est inactif, les hormones sont éliminées plus lentement.
Pourquoi je parle de tout ça? parce qu’il est important, pour la santé mentale et physique de laisser la liberté à nos émotions de s’exprimer, sinon, les conséquences néfastes peuvent être indénombrables sur le corps et l’esprit (d’une simple manie à d’énormes phobies ou comportements inadaptés). Les gens dits « forts » ne laissent pas beaucoup sortir leurs émotions, ils te diront qu’ils n’en ont pas « ben non, ça me rend pas triste » « même pas peur » « mais c’est rien ça, c’est pas grave » « quelle chochotte, ça fait pas mal ». Et pourtant, tout à l’inverse, des émotions auraient aimé sortir, mais le barrage est trop puissant. Ces Hommes forts ont des émotions qui grouillent dedans mais ils ne les ressentent pas. Et comme on le dit « tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime », puisque comme un courant d’eau (on n’arrête jamais un courant d’eau, on ne peut que le dévier), les émotions doivent trouver un chemin, et, si ce n’est pas celui adapté, elles trouveront, quoiqu’il arrive à se frayer un autre chemin, quite à faire des ravages à côté.

IMG_94591

Les émotions refoulées et l’insensibilité sont la conséquence d’un apprentissage ancien et profond

Qu’est ce qui s’est passé pour les Forts? Leur histoire personnelle, souvent dans l’enfance, parlerait d’elle même.
Deux grandes causes pourraient être celles-ci:
– Enfant, il ne se sentait pas le droit de pleurer ou de montrer ses contrariétés. C’est ce qui est fait de façon très classique sur les enfants (encore plus sur les pauvres garçons…): « arrête de pleurer » « mais c’est rien voyons, tu vas pas pleurer pour ça » « ah, tais toi, je veux pas t’entendre » « bah oui, on peut pas avoir tout ce qu’on veut, tu vas pas chougner à chaque fois pour ça » « mais non, tu n’as pas mal » « hé oh, les garçons ça pleure pas » « t’es un homme, sois fort et tais toi ». ETC, ETC. Les phrases, là, comme ça, paraissent anodines. Sauf que le cerveau fonctionne comme ça, il a besoin de comprendre un schéma et d’adapter son fonctionnement à celui ci. C’est simple, en quelques semaines, des phrases répétées auront déjà été imprimées dans le cerveau, et de nouveaux automatismes se mettent en place. Celui ci comprend alors qu’il n’est pas autorisé à faire s’exprimer les émotions, les pleurs, les contrariétés sont interdites car non reçues par l’entourage. L’enfant apprend, doucement à se taire, à prendre sur lui car son cerveau ne lui envoie plus l’information,  ses neurones se décarcassent tout seuls dans leur coin comme ils peuvent avec ses émotions et, système D oblige, c’est pas super d’aplomb qu’ils vont le faire.

– Un évènement, un traumatisme a chamboulé le cerveau. Il peut arriver, sans doute, qu’une personne, qui jusqu’ici savait exprimer ses émotions, ait subi une épreuve si douloureuse et si insupportable à ressentir que le flot émotionnel ait été coupé. Le cerveau protège le corps.

Évidemment, la première cause est, de loin, la plus constatée. Alors voilà, couramment du coup, les adultes (et même les enfants très tôt), estiment qu’être fort c’est ne pas exprimer ses émotions de vulnérabilité (peur, tristesse, frustration), par contre la colère ne posera pas de soucis, celle-ci donnant une impression de puissance lorsqu’elle est exprimée! D’ailleurs, c’est alors souvent par la colère que l’expression émotionnelle devient inadaptée (des colériques excessifs, des impulsifs, des fureurs incontrôlées) étant donnée que c’est la seule émotion autorisée.

Alors pour moi, maintenant, la réelle définition d’être fort ne s’appliquerait qu’à un très faible pourcentage de la population et serait celle ci: être en capacité de reconnaître une émotion qui émerge (la nommer par exemple), lui laisser le droit d’exister, l’accepter, savoir l’exprimer de façon adapter sans conséquences négatives sur l’entourage (dire qu’on va s’isoler un peu, etc) et gérer le départ de cette émotion avec sérénité.
Là, je dis chapeau. Là, c’est un humain sacrément fortiche. Balaise. Y a du lourd dans son cerveau, c’est un as le gars ou la gonzesse. Bravo. T’es un boss, tu gères, t’as même pas peur d’avoir peur, si c’est pas la suprématie de la classe ça.

Une émotion est toujours utile, il est indispensable de la laisser exister, faute de quoi elle pourrait faire des ravages insoupçonnés

Avant, je me situais clairement dans la première catégorie, les « insensibles ». Quand je dis avant, je parle de lorsque j’étais pré-ado et adolescente. Je pleurais rarement, je ne ressentais pas grand chose niveau émotions, ni de grandes joies ni de grands chagrin, c’était pas les montagnes russes mais plutôt la petite colline du plat pays vois-tu et encore. Puis je suis devenue adulte et surtout maman et clairement mon barrage s’est fissuré, des gouttes sont passées, puis un filet d’eau pour finir par des torrents et des torrents incontrôlables qui se sont déversés sans pouvoir ni les comprendre ni les arrêter.
Aujourd’hui, les torrents se sont calmés, je travaille mes émotions et surtout leur gestion.  Et, je dois dire que mes gosses sont les meilleurs des maîtres pour ça, ils m’aident à m’exercer trèèèèès souvent.
Merci les bambins, un jour je serai forte.