Archives pour la catégorie Mon rôle de mère

T’as fait quoi aujourd’hui?

T’as fait quoi aujourd’hui?

Mmmmh…
– J’ai trié mes sous vêtements pour désencombrer mon dressing. Je me suis arrêtée parce que la Granule, collé à moi, à trouvé par terre un bouchon de feutre. Il fallait absolument que nous le remettions en place. J’ai continué mon tri, puis la Granule voulait absolument mes bras. On a fait une pause câlin. J’ai repris mon tri, puis la Granule a jeté mes soutiens-gorge dans le couloir, je les ai repris. J’ai fini mon tri au bout de trois quart d’heure.
– J’ai ramassé les magnets du frigos qui étaient au sol.
– J’ai commencé à m’occuper de mon visage. la Granule a voulu se brosser les dents, mais il aime qu’on mette de l’eau d’abord sur sa brosse. On a mis de l’eau, puis j’ai mis de la crème sur ma peau, puis j’ai remis de l’eau sur la brosse, puis j’ai mis de l’aloe vera sur mon visage, puis de l’eau sur la brosse, puis de l’huile d’avocat sur le tour de mes yeux, puis de l’eau sur la brosse à dents. Au bout de 20 minutes, j’avais fini.
– J’ai installé mes fils autour de leur bureau pour faire un peu de dessin. Le but était de dessiner les personnages qui font peur à la Globule pour qu’il puisse ensuite s’amuser à les détruire, faisant ainsi s’envoler – théoriquement- ses peurs du soir. Une feuille chacun, même pour moi, et des feutres à disposition. La Granule a gribouillé 5 secondes sur sa feuille puis a décidé que la mienne était mieux. Pas de soucis. Il a décidé ensuite que c’était mieux de dessiner directement sur le carrelage. Pas de soucis. On est allé chercher un chiffon humide et on a essuyé ensemble. Puis il a décidé que c’était mieux de dessiner sur le bureau. On a fini nos dessins (le mien totalement à l’arrach’, celui d’une sorcière) au bout de 20 minutes environ et la Globule les a détruit en 2 minutes environ.
– Pause repas. Le mot « pause » n’étant pas adéquat. Les enfants ont grignoté deux morceaux puis sont partis s’occuper. La Granule s’occupait en montant sur le canapé et en grimpant jusqu’en haut, là, bien sûr il a demandé nos mains pour s’amuser à le balancer jusqu’au sol. Je me suis levée, puis suis revenue manger, puis me suis relevée, puis suis revenue manger, puis me suis relevée pour donner une pomme à la Globule, puis suis revenue manger.

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– Je me suis mise à la vaisselle. La Granule adore. Je l’ai installé à côté de moi. Je me suis dépêchée de laver ce qui était dangereux ou fragile dans l’évier. Pendant que je lavais le reste, la Granule s’est amusé à transvaser de l’eau d’un récipient à un autre et s’en est mis partout sur lui. Il a râlé en me montrant son body tout trempé. J’ai arrêté la vaisselle pour aller le changer. Il voulait ne plus être mouillé mais il ne voulait pas que je lui enlève le body… dur casse tête. Je l’ai distrait avec son livre chouchou du moment, tout en changeant ses vêtements. Je suis repartie finir la vaisselle.
– L’après midi je devais préparer une activité pour la Globule. Pour ça il me fallait du carton. Je suis allée en chercher au garage, mais la Granule, m’ayant suivi et passant devant la buanderie, a décidé de mettre en route le robot aspirateur. J’ai accouru pour l’arrêter avant qu’il ne se mette a aspirer tout le bazar au sol – encore que, ça pourrait être un moyen efficace de désencombrer et ranger –, je suis retournée au garage et suis revenue avec les cartons et la Granule dans mes bras. Je me suis occupé du carton en dessinant dessus la forme que je souhaitais découper, mais la Granule avait décidé de danser sur le carton. Je lui ai donné un autre carton pour qu’il laisse le mien tranquille. Il a décidé alors d’en faire un tunnel et s’est amusé à passer dedans. Bien sûr, je devais maintenir le carton droit pour qu’il ne s’effondre pas. Après avec parcouru le carton en long, en large et en travers, la Granule a vu près de moi, un bocal rempli de confettis, bien sûr il fallait absolument qu’il s’amuse avec! Je suis allée chercher un gros récipient pour qu’il le vide à l’intérieur et non pas sur le carrelage. Les confettis ont fini au sol bien entendu. J’ai ramassé avec lui, il a vidé, j’ai ramassé, il a vidé, j’ai rama… Puis, au bout de 30 minutes j’ai pu terminé la première étape de l’activité de la Globule.
– J’ai ramassé les magnets du frigo qui étaient au sol.
– J’ai joué à un jeu de rôles avec la Globule, il était Mario et moi j’étais Luigi. Pendant ce temps, la Granule s’amusait à pousser la poussette qui trainait dans le salon, je l’ai arrêté voyant un danger immédiat. Il a râlé bien sûr, puis a décidé de grimper sur sa petite chaise. J’ai repris le jeu de rôles, un oeil à moitié sur la Granule qui jouait à l’escaladeur. J’ai alterné jeu de rôles avec mon 5 ans et assistante sécurité avec mon 18 mois.
– Je suis allée trier et désencombrer l’étagère du bas qui est dans le couloir. La Granule, ravi d’y retrouver des jouets oubliés, a pris son Filou et m’a demandé de l’allumer. Je l’ai allumé, la Granule a rit. J’ai repris mon tri. Filou a dysfonctionné, il répétait sans arrêt « Je suis un ch, je suis un ch, je suis un ch », la Granule a râlé et m’a tendu son chien bégayeur. Je l’ai éteins puis l’ai rallumé, priant pour que cela suffise. Filou a repris sa phrase, La Granule a repris son sourire et j’ai repris mon tri. Filou a repris son bégaiement, et après avoir passé un moment a tenter de le guérir, la Granule s’est lassé, a découvert la boîte de grosses perles en bois et la vidée à mes pieds. Pas grave, j’ai continué mon tri. La Granule a découvert un livre qu’il n’avait pas vu depuis longtemps et m’a demandé de le lui lire. Je me suis assise par terre au milieu des grosses perles et du bazar a trier et on a lu tous les deux ce livre. J’ai repris et terminé à la va vite mon rangement au bout de 50 minutes.
– Je suis allée plier le linge qui avait séché. La Granule m’a rejoint et a voulu qu’on lise un livre. J’ai laissé mon linge pour lire un livre, c’est bien plus important, sisi! J’ai continué mon pliage, puis la Granule a voulu jouer à cache cache derrière les rideaux. J’ai joué avec lui puis ai repris mon pliage. La Globule m’a appelé, il avait besoin de moi pour s’essuyer les fesses. Je suis allée l’aider, la Granule nous a rejoint, j’ai essuyé la Globule puis les toilettes, puis la Granule a voulu absolument mettre ses chaussons. Je les lui ai mis. La Globule a voulu une pomme et a eu besoin de moi pour lui enlever les pépins. J’ai réfléchis. Je ne savais plus ce que je faisais avant tout ça. Ah oui, je suis retournée vers mon linge. 1h s’est écoulée entre le début et la fin du pliage.
– J’ai ramassé les magnets du frigo et les ai balancés à la poubelle qui étaient au sol.

C’est le soir, 19h05, je vais bientôt aller au yoga.
Pour écrire ce pavé, je l’ai fait en plusieurs fois. Il a fallu que j’aille danser avec la Granule, puis faire attention à lui puisqu’il a grimpé sur le canapé pour me rejoindre et s’est mis a courir dessus. Puis il a voulu prendre le sein pendant que j’écrivais avec une main. J’ai terminé ce texte avec les cuisses humides -tiens, sa couche a débordé – de la Granule sur mon visage.

Ma journée? J’ai empêché mes enfants de finir à l’hôpital une bonne dizaine de fois, empêché mes enfants de se sentir délaissés, maintenu la maison pour qu’elle ne ressemble pas a une scène de cambriolage et permis a mes enfants de s’amuser, apprendre, progresser et explorer.
Tout ça m’a demandé des efforts non mesurables, non visibles probablement. Les résultats également ne sont pas visibles, puisque la maison est restée comme elle était le matin et mes enfants n’ont pas changé de façon visible depuis leur réveil.
Je suis épuisée par la sur-vigilance et la sur-sollicitation permanentes. Mais, je sais pourquoi je suis épuisée. Je suis heureuse d’être présente et de faire tout ce que je fais. Mais bon dieu, si tu as réussi à lire ce gros pavé avec tes enfants pas loin, sans qu’un d’eux ne t’interromps, c’est plutôt sympa, savoure.

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L’éducation bienfaisante authentique et consciente

L’éducation que l’on dit « bienveillante » est notre dada depuis maintenant plusieurs années, 5 ans précisément. Pourtant, on crie encore, on dit n’importe quoi parfois, on réagit de façon pourrie, on est pas fiers parfois. C’est pas de la tarte.

Bienfaisante

Il y a ce terme qui dérange parfois, « bienveillante« . Certaines mamans sont gênées, d’autres sont totalement révoltées. Je peux comprendre, même si ce n’est qu’un mot, mais les mots sont importants.

La bienveillance c’est vouloir du bien à autrui. Quelle maman ne rentre pas dans cette définition? Y en a pas beaucoup. L’intention est toujours pleine d’amour (si on exclue les parents vraiment maltraitants et totalement désaxés).

« C’est pour ton bien » « C’est pour que tu apprennes, c’est mieux pour toi » « Je veux que tu sois quelqu’un de bien ».

Cette intention bienveillante est donc tout à fait présente dans l’éducation traditionnelle, malgré les gifles ou les punitions qui peuvent être données. On peut tout à fait frapper son enfant, lui hurler dessus, l’humilier ou le rabaisser, en ayant pourtant un amour incroyable pour lui et faire tout cela pour son bien.

Je crois donc que les mots sont importants. Ce que l’on nomme « éducation bienveillante », je le nommerais pour ma part « éducation bienfaisante« . La différence est énorme. L’éducation classique se veut pleine d’intentions de faire du bien mais est nocive pour l’enfant, alors que l’éducation bienfaisante apporte clairement du bien à l’enfant. C’est cette dernière définition qui conviendrait le mieux!

Parce que oui, l’éducation traditionnelle est perçue par les parents qui la pratiquent comme bienveillante puisqu’ils veulent du bien à leur enfant, c’est évident! Mais concrètement, la science nous dit maintenant des faits géniaux à connaitre. La VEO de l’éducation traditionnelle est nocive pour l’enfant et son cerveau.
L’éducation « bienveillante » engendre de très bon effets sur l’enfant et son cerveau, elle est donc bienfaisante.

Education classique: intentions bienveillantes: effets nocifs
Education bienveillante: intentions bienveillantes: effets bienfaisants

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Authentique

L’éducation, en plus d’être bienfaisante, doit être avant tout « authentique« . Le plus important selon moi c’est d’être « vrai » avec son môme, et pour ça il faut renoncer à chercher à lui être supérieur. On est pareils, des êtres sensibles, et se livrer à son enfant dans notre entièreté c’est lui montrer à quel point on l’aime et on lui fait confiance.

La mise en place d’une nouvelle façon d’éduquer son enfant peut nous faire passer par une phase où on a l’impression de jouer un jeu d’acteur, on change notre façon de parler qui était pourtant automatique et fluide, et là, il faut se conditionner, réfléchir et ensuite utiliser les bons mots. J’avoue qu’au début, j’avais l’impression de ne pas être authentique, puisque lorsque j’avais l’envie incontrôlée de dire à mon fils « tu me saoules, lâche moi les pompes, j’en ai plein le c*l!!! » ou « mais ferme la, j’veux plus t’entendre, allez c’est bon, arrête, c’est pas possible de chialer pour ça », et bien non, il fallait me retenir, réfléchir et formuler autrement. Au delà de ces moments d’apprentissage, il y avait tout de même de l’authenticité dans mes propos, parce qu’au fond de moi le message que je voulais passer était vrai. Dans le fameux livre de Faber et Mazlish « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent », il y avait des passages qui illustraient très bien tout ça.

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Etre authentique c’est tout dire à son enfant, de façon simple bien sûr, et dans sa totale vérité. « Je suis triste oui, parce que… Je suis inquiète oui, parce que… J’ai peur de pleins de choses bien sûr, par exemple… Je m’excuse mon fils, j’ai eu tord ». Etc.
Toutes ces marques que beaucoup qualifient de « faiblesses » qu’il ne faudrait pas montrer à son enfant au risque qu’il nous perçoive comme faible, ou manipulable, etc, sont pourtant autant de preuves d’une grande force, entière et authentique, preuve que l’enfant est considéré et aimé comme un être entier et égal. On a le droit d’avoir tord, de changer d’avis, d’être triste devant son enfant, ou en colère, inquiet ou d’avoir peur et de le montrer. Il est bon également d’expliquer à l’enfant ce que nous entreprendrons justement face à d’éventuelles peurs, problèmes ou inquiétudes, pour donner ainsi une image de battant à son enfant, et lui montrer que l’on peut toujours trouver une solution et s’améliorer. « Je suis inquiet pour le début de mon nouveau travail, mais je sais que cela me fera du bien » « Je suis vraiment très triste d’avoir perdu mon père, et pour aller mieux je vais rencontrer une personne qui va m’aider à accepter ce deuil ». Je suis convaincue que cela ne peut être que bénéfique pour la relation entre le parent et l’enfant. Pas de secret entre nous, on se dit tout.

Consciente

C’est la partie initiale, celle qui, sans doute permet d’engendrer une éducation bienfaisante et authentique.
Faire en connaissance de causes. Apprendre du passé et remettre en questions l’éducation que l’on a reçu pour ne pas laisser notre inconscient tout contrôler. Parce que c’est ce qui se passe lorsque l’on continue tout droit, sur le même chemin que nos parents, grands parents, ou même notre entourage. On ne réfléchit pas, on ne remet pas en cause, et les automatismes, installés depuis l’enfance gèrent donc seuls notre façon d’éduquer.
C’est de là que tout changera. Prendre conscience pour remettre en cause ce que l’on considérait comme « bon« .
Parce que les phrases et actes automatiques irrationnelles ça va bien un moment, mais il est bon de réfléchir à leur bon sens.

 

D’abord, pose toi et repense à ton enfance. « l’enfant que j’étais, il avait besoin de quoi? » Prends conscience, « pourquoi est ce que j’agis comme ça? » « est ce que c’est ce que je veux vraiment? » « qu’est ce qui est important pour mes enfants? »
Lâche prise et montre toi authentique, dans ton entièreté avec ton enfant.
Et tout ça, deviendra bienfaisant pour toi et tes enfants.
Sois l’adulte que tu aurais aimé avoir près de toi lorsque tu étais petit.

Je suis pour une éducation, consciente, authentique et bienfaisante.

 

Faire voler les rideaux

J’adore ces moments de fun, quand mes enfants s’éclatent avec peu de choses dans un esprit de totale liberté (en gardant un contexte de sécurité évidemment). Je sais que ça n’amuse pas tous les parents. On nous fait parfois la remarque « mais tu les laisse jouer avec ça? » « attention, il grimpe sur ton canapé! » « elle en profite ici parce qu’elle sait qu’elle n’a pas le droit à la maison ».

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Nous laissons nos enfants faire les singes sur notre canapé. Nous les laissons jouer dans l’évier de la cuisine. Ils peuvent patauger dans les flaques de boues dehors. Nous laissons les matelas pliables des invités à disposition des enfants pour qu’ils s’en servent comme matelas de motricité. Ils ont le droit de sauter sur notre lit. Ils peuvent prendre les draps et faire une cabane avec l’étendoir. Ils peuvent faire des bulles dans la maison ou lancer des confettis. Ils peuvent amener leurs jouets dans le salon. Ils peuvent dérouler une pelote de laine toute entière. Nous les laissons déplacer toutes nos chaises de cuisine partout dans la maison pour qu’ils s’amusent à passer de l’une à l’autre. Ils peuvent mettre au sol tous nos oreillers et couettes pour faire une « montagne de moelleux ». Ils ont le droit de démolir nos tas de livres pour les éparpiller partout. Ils peuvent jouer derrière les rideaux et les faire voler comme s’ils étaient en plein ouragan.

Ca met un sacré bazar qu’il faut ranger ensuite, c’est pas de la tarte. Je comprends aussi tellement les parents qui n’aiment pas ça, qui souhaitent que l’enfant ne dérange que sa zone personnelle sans tâcher le canapé ou les rideaux, sans risquer de casser les lattes du lit ou faire tomber la tringle des rideaux et j’avoue que parfois, j’ai hâte de retrouver mon décor d’adulte, net et rangé. Mais voilà:
S‘ils ne le font pas maintenant, s’ils n’ont pas droit à cette folie, quand le feront ils? Quand ils seront adultes?

J’adore, alors être spectatrice. Je me mets dans un coin, mon appareil photo dans les mains, j’ouvre grand mes yeux et mon sourire et je savoure. Je les regarde faire les fous, danser, chanter, grimper. Je ne vois pas le désordre, je ne voix qu’eux et leur folle gaieté.

Que c’est terne un adulte. Son aigreur le rend si malheureux. Je veux des enfants joyeux, fous, sans bride. Je veux qu’ils adorent la vie et que ça brille tout le temps dans leurs yeux. Et j’aimerais, sans déconner, qu’ils gardent ça le plus longtemps possible, pour, pourquoi pas, garder cette ferveur une fois adulte.

Je nous vois dans les rues, nous sommes la famille qui fait du bruit, celle où le père n’hésite pas à faire le guignol pour faire marrer ses enfants, même en pleine rue et même s’il faut grimper sur une fontaine pour ça. Je suis la maman qui fait la course avec son fils pour arriver la première au lampadaire et qui crie comme un singe pour entendre le rire de son fils qui lui répond.

J’aime cette idée, bouffer la vie, s’en mettre plein la bouche et pisser de rire tellement on en a partout. Je crois que j’aime le rire plus que tout, c’est un plaisir d’une intensité incroyable. Couple ça à l’émerveillement et je crois que l’on atteint le bonheur ou pas loin. « Mamaaaaaaaan, regarde l’arc en cieeeeeeeeeel!!!!!! Ouaaaahh!! » « Hé, maman maman, regarde, j’arrive à grimper sur trois coussins, je vais bientôt toucher le plafond!!!! ».

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Les enfants ont besoin d’exprimer leur énergie dingue, faire le poirier, rouler, grimper, crier, lancer, je suis convaincue qu’il faut répondre à ce besoin primordial. Un enfant ne peut pas rester longtemps calme et immobile sans que cela ne lui demande beaucoup d’énergie pour se contenir de façon néfaste pour l’organisme. Je ne veux pas que leur maison soit un lieu avec des interdits superflus. Quand ils sont chez eux je veux qu’ils se sentent libres d’être to-ta-le-ment eux même et qu’ils puissent ici répondre à leurs besoins d’enfants.

Voilà ce que je me suis dis il y a maintenant très longtemps:
Qu’est ce qui est le plus important pour toi, profondément important: une maison avec des barrières invisibles partout pour garder un maximum de vases et de beaux tissus bien rangés, ou voir tes enfants s’épanouir en leur laissant la liberté dont ils ont tant besoin pour apprendre et pour aimer la vie follement?

C’est beau la ferveur enfantine, ne la canalisons pas, ne la bridons pas, c’est si précieux. J’aime leur offrir de la liberté, suffisamment d’espace pour que leur joie ne se sente pas à l’étroit. J’ouvre grand mon cocon, j’ouvre très grand mes yeux et je laisse s’exprimer leur corps, leur créativité, leur folie.

La folie est salvatrice, la joie farfelue est peut être la plus agréable façon de traverser la vie.
« Pour les fous, c’est les autres qui sont fous ».