Archives pour la catégorie Mon rôle de femme

Le syndrome du patient silencieux

Ou l’autoritarisme des blouses blanches.

L’autre matin je suis allée chez le dentiste. Un que j’avais jamais consulté avant. Il me reçoit, me tend la main et, tout en me serrant vaguement la main, il me tire le bras pour m’entrainer vers son cabinet, c’était brutal et surtout inattendu. Dans ma tête c’était fini, je savais déjà qu’il ne me reverrait plus. Il me demande ce que je fais là, je lui explique mon inquiétude face à mes dents qui deviennent translucides (signe d’érosion dentaire hein), il parait surpris et me dit qu’il va faire le tour de ma dentition. Il m’indique qu’il n’y a rien d’inquiétant, pas de carie et qu’il y a encore quelques résidus de colle orthodontique. Il gratte, il ponce, il fait bzzzzzzz bzzzzz avec ses trucs. Il m’applique un truc sur les dents et je sens un goût. J’attends qu’il termine pour lui demander ce qu’il m’a mis dans la bouche, il me répond qu’il n’a rien mis, juste de la pâte à poncer (contradiction, merci). Je lui fais part encore de mon inquiétude sur mes dents translucides, il ne réagit pas. Il me parle vaguement, des phrases un peu fourre tout, des phrases qu’il ne prend pas la peine de finir. Voilà, il a terminé. Je lui fais part, une 4ème fois, de ma question sur les dents translucides (je suis bornée, mais je suis venue pour avoir une réponse!), il me dit que « ooh, mais vous inquiétez pas, vos dents ne vont pas s’écrouler comme ça hein, héhé ». Aurevoir.

Peut être que pour toi, il n’y a rien d’extraordinaire dans ce récit, et c’est ça qui est grave selon moi, parce que, toujours selon moi, ce récit est tout à fait grave. Et ce que j’ai raconté là n’est qu’un cas, mais pour ma part, ce n’est pas un cas isolé.

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Comme je le disais un peu dans un vieil article, lorsque j’étais petite (et jusqu’à tard), je considérais les adultes comme super-puissants, maitrisant et gérant tout au poil. Et, j’avais en tête que les médecins, praticiens et professionnels étaient de véritables experts, possesseurs du Savoir, et qu’ils savaient donc tout (je pensais qu’aller voir le médecin était forcément synonyme de diagnostic). Bien sûr c’est impossible, mais c’est pour te dire à quelle hauteur je mettais leur piédestal!
Et puis, tout doucement, au fil de mes expériences, ce piédestal a commencé à s’effriter pour finir totalement bousillé. Par exemple, 4 des 5 dernières fois où j’ai consulté un médecin, il ne savait pas ce que j’avais « oh, c’est sans doute transitoire, je vous prescris de la cortisone ». Ou encore le dentiste dont je parle plus haut, qui n’a pas su m’expliquer ce que des dents translucides peuvent cacher. Ou encore la pédiatre qui ne savait pas ce que mon bébé qui pleurait tant, avait. Ou encore…

Pire, non seulement les pros ne savent pas tout (ça te parait évident, et ça l’est, mais j’énonce ici la vision que j’avais qui a maintenant valdingué) , mais je me suis rendue compte de leur autoritarisme et d’une certaine forme de violence appliquée aux patients.

Ca a commencé en maternelle. Le médecin qui venait faire l’auscultation annuelle, ne m’expliquait rien et me manipulait comme un pantin (évidemment, je n’étais qu’une enfant, et on le sait bien, le corps d’un enfant ne lui appartient pas entièrement).
Puis, j’ai commencé à consulter un ophtalmo à partir du CE1. J’ai très peu de souvenir du son de sa voix, il ne me regardait pas, ou seulement à travers la lentille de ses gros appareils, et bien entendu, il ne m’expliquait rien. J’avais juste à exécuter ce qu’il me demandait sans trainer parce que monsieur l’ophtalmo avait un emploi du temps très chargé.
Il y a eu l’orthodontiste qui, bien qu’agréable, ne m’expliquait rien, ne me disait pas ce qu’elle faisait (ou si peu) et n’était pas assez disponible pour répondre à toutes mes questions. Les soins étaient parfois douloureux, mais on me demandait de ne pas bouger et de patienter. Pas bouger, madame, pas bouger, laissez vous faire, on sait ce qu’on fait, vous, vous ne savez pas, mais on s’en fout.
Tiens, je t’ai pas raconté ça, justement lorsque je cherchais un/e orthodontiste pour m’occuper de mes dents, l’une d’elles a refusé de me prendre comme patiente parce que je posais trop de questions. J’avais des inquiétudes (on m’annonçait des soins orthodontiques + une chirurgie lourde des mâchoires, on peut être un peu inquiet non?), et donc, trop enquiquinée, elle a préféré se délester de moi. Un patient ça doit être silencieux et surtout pas faire chier.

Pour mon opération des mâchoires, je suis tombée sur un service de chirurgie avec bons nombres d’employés méprisants, des infirmières condescendantes, des internes, des aides soignantes avec un mépris dégueulasse. Je me souviens à mon réveil, j’étais très mal, j’avais la sonde dans la gorge qui me gênait énormément, je l’ai donc signalé une fois, deux, trois, quatre, huit, dix fois, mais l’infirmière ne donnait les indications qu’aux aides soignantes, là, dans le couloir « ben, elle attend, on fait rien avant le médecin« . A mon réveil, après ce genre d’opération, on a les mâchoires scellées entre elles, donc on mange liquide à travers les dents. J’avais mal, j’ai demandé des anti douleurs, je me souviens de l’aide soignante qui est entrée, a déposé une gélule sur mon plateau sans me regarder et est reparti sans un mot. Une gélule, mon gars, une gélule que je ne pouvais donc pas avaler, petite vicieuse. J’ai fait comme j’ai pu, j’ai ouvert la gélule, j’ai tenté de la mélanger à mon eau et de la boire à la paille, mais je n’ai réussi qu’à m’en mettre partout. Des infos contradictoires, des regards de biais, je te jure j’ai passé le séjour le plus difficile et humiliant de ma vie de patiente.

Si tu es une femme, tu vas maintenant savoir de quoi je parle.
Petite jeunette de 16 ans, je commence mes visites chez la gynéco, et c’est donc le début de visites parfois difficiles. J’ai eu de super sages femmes et gynéco, mais d’autres ont abusé de leur statut de praticien professionnel. J’ai eu des touchers vaginaux très douloureux et, c’est fou mais dans ces moments là, visiblement on ne peut pas s’arrêter, c’est comme si le bazar intra-vaginal était définitivement inséré, on ne peut pas faire une pause???? pour détendre la patiente?? Non, apparemment, faut se grouiller et expédier l’examen même si la patiente ressortira avec une forte douleur.
Petite anecdote: j’étais chez ma gynéco de l’époque, et bien entendu j’enlève mes vêtements du bas. Je suis donc à poil derrière son paravent, puis j’arrive vers le fauteuil de torture comme la dame me l’a demandé, mais le fauteuil n’a pas le fameux papier de protection. Je l’indique à la gynéco qui était encore de l’autre côté du cabinet, elle me répond « ah, prenez le rouleau, il doit être derrière le fauteuil, je crois qu’il est tombé ». Je suis à poil, farfouillant derrière le fauteuil, galérant pour récupérer son foutu rouleau, la gynéco arrive à ce moment là. Nue, penchée vers l’arrière du fauteuil, ma dignité exposée. J’étais très mal à l’aise. (Dans beaucoup de pays, notamment anglosaxons, les femmes ne sont pas laissées nues comme ça, il y a un linge pour les couvrir).

Il y aussi le bon gros dossier de la grossesse, avec toucher vaginaux à la pelle, examens douloureux et, toujours cette même façon d’appréhender la patiente comme quelqu’un qui doit se laisser faire. Je pourrais te raconter mes accouchements, mais ce serait ici un peu trop long. J’ai été victime, comme beaucoup de femmes, d’une certaine forme de maltraitance. On m’a arnaché au lit, et surtout on a fini mon premier accouchement avec la gynéco qui a appuyé fortement sur mon ventre. Pour mon deuxième accouchement, on m’a bien moins manipulé mais la sage femme a été très méprisante (nous ne voulions pas suivre leurs directives imposées et avions des demandes, très culottés hein) , par contre, ma gynéco m’a fait un décollement des membranes extrêmement douloureux et surtout sans me le dire, je ne l’ai compris que bien après. On montre, à la télé, de merveilleux accouchements en clinique classiquement très médicalisée et on dit aux futures mamans que l’équipe est là pour les accompagner, ce que je vois moi ce n’est pas ça du tout, je vois, dans la majorité des cas, des professionnels qui sont là pour diriger la femme qui n’a qu’à faire ce qu’on lui dit, pas besoin de réfléchir, juste à suivre les directives.
Je crois que je ferais bien un article rien que sur l’accouchement, durant lequel la femme est totalement dépossédée de son instinct et qu’on met dans une position et un contexte qui fait qu’elle n’est plus en capacité d’accoucher naturellement et sans problème et on en arrive à: « bah oui madame mais j’ai été obligé d’appuyer sur votre ventre/faire une épisio/utiliser les forceps/ect, puisque votre bébé avait du mal à sortir », sauf que, très probablement si on laissait la femme s’écouter et accoucher comme ELLE le sent, il y aurait sans doute moins d’interventions médicales nécessaires.

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La veille de mon rendez vous chez le dentiste, j’avais lu un article, qui s’ajoutaient à tous ceux déjà lus et il tombait à pique.

Il semblerait que ce soit assez français cette attitude dirigiste, paternaliste, autoritaire des blouses blanches. Dans beaucoup d’autres pays industrialisés, le patient est consulté, on lui propose les soins, on attend son accord, et le praticien est vraiment dans un rôle d’offre de services, alors qu’en France, les professionnels ont tendance à montrer une forme d’autorité (c’est moi qui SAIS), et le patient, très docile, doit simplement se laisser faire sans qu’on lui ait demandé son avis sur les soins apportés. On en arrive à se demander à qui appartient notre corps? Qu’a fait exactement le professionnel sur mon corps? Tu sais toi, en sortant de chez l’ophtalmo ou le dentiste ce que le monsieur ou la madame a fait sur toi? Franchement moi je saurais pas trop dire et pourtant, une fois le chèque déposé, moi je ressors du cabinet avec mon corps, c’est moi qui me le coltine avec tout ce qu’on y a fait dessus et mis dedans (et les conséquences positives ou négatives de tous ces actes).
C’est assez désolant de travailler en contact avec d’autres humains et d’en arriver à avoir une attitude les considérant presque comme de simples objets de travail. Beaucoup de praticiens n’aiment pas les questions, n’aiment pas que les patients remettent en cause leur diagnostic ou leurs procédures. Ne parlons pas des patients qui osent chercher à s’informer ailleurs, sur internet par exemple, quel culot! En France on sait être docile et silencieux, on nous apprend dès tout petit à se soumettre à l’Autorité et à se laisser faire par ceux qui savent.

Pourtant, comme dans tous les domaines de service, les soins sont des offres de service, c’est à dire qu’on OFFRE au patient une procédure, et le patient, est censé resté maître de sa décision (et de son corps accessoirement). Tout comme un praticien peut refuser un patient, le patient a le droit de refuser d’être soigné par un praticien, encore faut il qu’on nous propose un choix et non pas que l’accord soit, par défaut, déjà enregistré par le praticien.

Evidemment, il y a beaucoup de praticiens respectueux, cet article n’a pas pour but de dézinguer les professions médicales, je suis une grande admiratrice des progrès et des apports phénoménaux des métiers de la santé, je suis scientifique de formation et je suis passionnée par tout ça, mais il me parait important de mettre en lumière une pratique, un comportement très fréquent dans ce domaine et de redonner la responsabilité et le contrôle du corps à son possesseur.
Bien sûr, très probablement que les blouses blanches qui ont cette attitude dirigiste ont des raisons qui expliquent tout ça, peut être des horaires surchargées, peut être une pression sociale ou une pression de performance, etc. Sans doute oui.
Mais, quoiqu’il en soit, le patient possède un corps et tout ce qui est fait sur ce corps devrait être connu de son possesseur et consenti. On en est loin.

« Prends soin de ton corps, c’est le seul endroit où tu es obligé de vivre » Jim Rohn

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Montrer le monde à mes enfants alors que j’en ai peur

Je savais pas si une idée d’article allait me venir rapidement, là, ces derniers jours, et puis c’était juste devant mon nez, une évidence!

En ce moment, à la maison, on tourne un peu en rond, les cinq rhododendrons (j’adore ce mot) que nous sommes. On sort, mais pas trop, on s’ennuie du côté de la Globule, on s’active à fond du côté de la Granule et on s’épuise du côté des parents. Par contre, du côté du félidé femelle, RAS, elle glande, qu’est ce que je l’envie celle là. Et moi, ça me tracasse quand on tourne en rond, la météo n’a pas aidé (du tout), mais pas seulement la météo.

Je sais pas trop comment abordé le truc. C’est que je voudrais pas donner une fausse image du tableau, tu vois. Je vais faire quelques points là, importants:

– j’aime la vie
– j’aime les humains
– j’aime les échanges de qualité (de vrais échanges, où l’on se rencontre sans rien devant notre pif comme la politesse, un bus à prendre, les préjugés, etc)
– j’ai horreur des échanges superficiels ou impromptus (je sais pas faire, ça me met en stress, je ne contrôle plus rien)
– chaque sortie et échange social avec mes deux enfants, m’épuise (totalement, je suis vidée)
– j’aime mes enfants
– j’aime la joie, vivre à fond, être dingo comme on dit chez nous
– je veux que mes enfants aiment le monde et soient à l’aise contrairement à moi

Alors bon, je sais pas si t’as lu tous les points, mais on y voit bien un joli soucis. Je veux faire découvrir le monde à mes enfants mais moi même j’en ai peur.

C’est totalement irrationnel en plus comme peur. Enfin si, y a une origine, une histoire, des raisons que je connais bien. Il y a toujours une explication à tout (à notre échelle planétaire j’entends, pour le reste, je laisse cela à l’inconnu). Je travaille à fond là dessus depuis des années, j’ai élargi de façon magistrale mon cercle de confort et j’ai considérablement réduis le nombre de mes phénomènes d’évitement. Je suis extrêmement fière du job que je fais sur moi même et franchement, je suis presque sûre que, dans beaucoup de contextes, mon anxiété sociale ne se voit même pas.

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A l’inverse, mon homme est très sociable, ultra à l’aise entouré des Autres, très avenant et d’une humeur assez stable. Pourtant, c’est fou, mais c’est pas lui qui nous ramène le plus de monde ni qui emmène le plus mes enfants vers le monde! Non, c’est moi. Peut être (sans doute) parce que je fixe beaucoup mes pensées sur ce besoin de faire découvrir le monde à mes enfants, j’en fais presque une obsession, un soucis récurrent. Du coup, je cherche un maximum d’opportunités et mes recherches me prennent du temps car les sorties doivent remplir différents critères:

– le trajet doit m’être accessible sans trop de stress. Partout sauf les gros centre villes qui me sont, pour le moment, encore insaisissables.
– Le temps de trajet ne doit pas trop excéder 30 minutes (parce que selon la Granule, 21 mois, la voiture c’est nul).
– Il ne doit pas y avoir trop de monde ou, en tout cas, pas du monde qui me stresse.
– Il ne doit pas y avoir qu’une personne. Un tête à tête entre adultes peut me rendre très anxieuse.
– Les activités et le lieu doivent convenir le plus possible à un enfant de 21 mois et à un enfant de 5 ans sinon l’un va vouloir rentrer au bout de 10 minutes.
– La durée de la sortie ne doit pas être trop longue.
– Evidemment ça ne doit pas me coûter un rein, ni même la moitié.

Alors, mon homme me dit que je me prends trop la tête. Mais mon homme n’est pas anxieux social vois tu, il est donc un peu à côté de ses pompes à ce niveau là. Et c’est ainsi que je fonctionne, je pose mes exigences, mais qui répondent à mes limites « tolérées », c’est à dire que je pose les limites toujours un peu plus loin que ma zone de super ultra confort, elles doivent me permettre de trouver la solution qui me sera adaptée tout en me faisant passer des petits défis peu angoissants. C’est ainsi que je progresse.

Alors, je ne sors pas encore autant que je le voudrais, je n’ai pas beaucoup de monde qui vient à la maison (j’ai beaucoup de mal avec ça, beaucoup de mal à faire entrer les gens dans mon intimité, mon cocon, mon bunker), mais n’empêche qu’on en voit quand même du monde! Ouais, oui, mes enfants, je les sors, ils voient d’autres enfants, d’autres adultes et l’idée c’est que cela doit aller crescendo, sans pour autant atteindre un niveau ultra élevé d’interactions sociales, on s’en fiche!

Mais c’est une bataille, en fait je le vois, j’ai ce mur en plexiglas, je me cogne dessus en avançant, mais je te le dis, il recule ce nase à force de taper dedans. Et je fais en sorte que ce problème soit bien identifié par mes enfants comme étant le mien. On en parle à coeur ouvert sans difficultés.

« ouais tu vois, j’ai du mal à être à l’aise quand je rencontre d’autres gens, mais j’avance! je fais des trucs, je me suis inscrite là, et j’ai invité bidule, les barrières ça se recule jusqu’à ce qu’elles tombent dans un fossé »
 » Ouais maman, ha, toi tu as peur des gens et moi j’ai peur des tsunamis, mais un jour j’irai sur une île de l’Asie! »

Il est fortiche mon môme pour me montrer le chemin, vers l’océan indien alors, en avant guiguamp!

Mon expérience et mon avis sur Vinted

Vinted, je sais pas si ça te parle C’est un site de revente de vêtements (et autres) d’occasion.
Je connais ce site depuis plusieurs années. Au départ je m’en servais uniquement en tant qu’acheteuse ponctuelle. Depuis plusieurs mois maintenant, je vends beaucoup et j’achète beaucoup. J’ai donc cumulé pas mal de transactions là bas. J’ai envie de t’en parler. Pour info, c’est un article sans aucun partenariat, c’est tout à fait libre de moi même que j’écris donc.

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Infos en vrac

– Sur Vinted tu peux acheter des vêtements (bébé, enfant, femme, homme), mais pas que, il y a aussi des chaussures, accessoires de mode, des cosmétiques, produits de soin et même des jeux, des jouets et des livres.

– Tu trouves des articles en divers état: de « neuf avec étiquette » jusqu’à « satisfaisant ». Je n’ai quasiment jamais acheté en dessous de « très bon état », rarement « bon état ».

– Je trouve que le choix est extrêmement large et la quantité d’articles est phénoménale, parfois je reste des heures à hésiter sur quel article je vais choisir.

– Lorsque tu crées ta page, tu peux indiquer les tailles qui te correspondent, du coup, ta page d’actu te proposera des articles qui entrent dans tes critères.

– Il y a un forum, dans lequel tu peux échanger, poser des questions et même faire la pub de ton dressing.

 

En tant que vendeuse
Mes conseils:

– Fais plusieurs belles photos et sans retouche:
Il est évident qu’une photo floue, a moitié coupée ou dans un environnement de bazar (enlève le bout de tes pieds qui peut apparaitre quand tu photographies d’en haut 🙂 ) donnera beaucoup moins envie d’acheter que si le même article est mis en valeur dans un cadre épuré.
Par contre, je vois beaucoup de vendeuses(eurs) qui retouchent leurs photos pour rendre la lumière plus douce ou plus chaude, mais il est évident que du coup l’article n’a plus sa véritable couleur, ni son aspect.
Je te conseille donc de faire des photos dans un cadre épuré avec un maximum de lumière naturelle pour montrer ton article au plus près de sa réalité.
Je pense également qu’il faut proposer un maximum de photos (tu peux en mettre jusqu’à 5 et même des vidéos!). Une seule photo de face n’est pas suffisant, on a envie de voir l’arrière, et les détails, etc!
L’idée à garder en tête: mets ton article en valeur (sur un joli cintre, ou devant un fond pastel, etc), et montre ton article tel qu’il est , faut pas que ce soit du flan.

Choisis un prix attrayant mais ne brade pas:
Sur Vinted c’est génial tout est à petit prix. Un prix trop élevé ne sera pas concurrentiel, mais un prix trop bas peut donner l’impression que ton article est en mauvais état ou qu’il y a un vice caché.
Regarde donc le prix des articles similaires et cherche pas plus loin, aligne toi.

– Fais une description objective et détaillée:
Même si les photos montrent déjà pas mal de choses, une description assez complète aide beaucoup les acheteuses(eurs). La matière, les détails, les dessins, les coutures, les dimensions, les motifs et couleurs, les éventuelles détériorations, les particularités, etc.
Oui oui, note les les détériorations! Un paquet de vendeuses(eurs) les omettent volontairement. C’est pour moi essentiel d’être totalement honnête. Y a un petit trou? cherche pas, écris le. Y a une micro-tâche, cherche pas, écris le. Et même, montre les en photos.
« Ouais mais ça va pas se vendre si je dis que c’est abîmé! »
Et bien si, ça peut tout à fait se vendre, baisse le prix en conséquence bien sûr, on va pas mentir aux gens, c’est pas très cool je crois. Et sinon, si tu trouves que ton article est trop détérioré, ne le vend pas (y a Emmaus ou les Ressourceries pour ça).

– Propose des réductions par lot ou des promos:
Pour tenter de vendre plus d’articles, tu peux, sur Vinted, programmer des réductions automatiques à partir de 2, 3, 5 articles. C’est sympa, ça peut donner envie aux acheteuses(eurs) de faire un tour dans ton dressing pour te prendre plusieurs articles.
Tu peux profiter des soldes, pour faire toi aussi des soldes sur ton dressing ou faire des promos temporaires. Enfin, tu connais l’idée, c’est un peu partout pareil dans les commerces.

– Étoffe ton profil et sois communicatif:
Un profil avec une photo, un dressing bien fourni et avec une bonne description, sont assez attrayants je trouve.
Ce qui est important également c’est de répondre assez rapidement à tes éventuels acheteuses(eurs). Tu dois pouvoir être réactif et disponible. Ca donne confiance et ça donne envie d’établir des transactions.

Mon expérience en tant que vendeuse: sur mes dizaines de vente, je n’ai eu qu’une mauvaise expérience. J’avais vendu un débardeur que j’avais noté « en très bon état », mais l’acheteuse estimait qu’il ne l’était pas (présence de bouloches). Je te dis pas le cirque que ça a été pour la rembourser sans passer pour une vendeuse chiante. Ca a duré des semaines, tout ça pour un débardeur à 2€. On ne m’y prendra plus, maintenant, je fais gaffe aux bouloches.

En tant qu’acheteuse
Mes conseils:

– N’hésite pas à poser des questions aux vendeuses(eurs) pour avoir des détails sur l’article et son état, et pour avoir des photos supplémentaires (parce que, comme je le disais, beaucoup se contentent de poster une photo ou deux, parfois peu explicites).

– Regarde les évaluations que la vendeuse(eur) à reçu. Ca en dit pas mal quand même, même si les évaluations ne reflètent pas tout: on nous demande d’évaluer la vente dès qu’on a reçu l’article, si tu ne le fais pas dans les jours qui suivent, une évaluation automatique (« vente réalisée avec succès ») est noté par défaut. Or, en quelques heures ou jours, on a parfois pas eu le temps de tester l’article, ni d’avoir remarqué des défauts « cachés ».

– N’hésite pas à faire une offre un peu plus basse (sans exagérer) si l’article à vendre est, selon toi, sur évalué.
Également, si l’article que tu veux acheter est petit, n’hésite pas à demander à la vendeuse(eur) s’il peut baisser les frais de port au minimum (certains les mettent à 3.78€ en colis « moyen » alors qu’un colis « petit » à 2.88€ suffirait)

– Compare les articles. Parfois tu peux trouver le même, dans le même état, à un prix inférieur.

– Fais attention à l’état de l’article, j’avoue n’avoir jamais acheté des articles « satisfaisant ». Si t’as un doute, le mieux est de viser des articles « neufs ».

Mon expérience en tant qu’acheteuse: je suis globalement satisfaite de mes achats mais clairement, une bonne partie des vendeuses(eurs) omettent volontairement de noter certaines détériorations. Je vois bien qu’on peut se dire « bon, j’aimerais vendre mon bazar, c’est bon c’est pas en parfait état, mais ça ira bien hein, vu le prix auquel je le vends ». Donc j’ai eu des « surprises » comme: une doudoune « très bon état » qui pourtant est arrivée, très sale avec des fermetures éclairs en fin de vie (qui a cassé au bout de quelques allers-retours, mais c’était trop tard pour le dire lors de l’évaluation!), un jouet arrivé avec la moitié des pièces (alors que la vendeuse le disait « complet », petite menteuse…), un pyjama noté « bon état » mais avec un élastique très lâche et un trou vers le genou (la vendeuse m’avait affirmé qu’il n’y avait pas de détériorations, mais encore une fois lorsque je l’ai remarqué, c’était trop tard!), des claquettes qui ont pété en quelques jours. En gros, y a un paquet d’articles avec « petites cachotteries » plus ou moins importantes. Cela dit, y a de supers vendeuses(eurs) hyper honnêtes, et des articles top, nickels, ou en tout cas qui correspondent à la description. Mais, maintenant, avant d’acheter quoi que ce soit, je contacte systématiquement la vendeuse(eur) pour connaitre le détail des détériorations (même si dans la description, il n’y a rien d’écrit, car, attention, « rien » ne veut pas dire qu’il n’y a rien à dire 😉 ).

En gros, voilà mon avis:

Les points positifs
-Enormément de choix!
-Prix extrêmement attractifs
-Transactions hyper simples via la plateforme Vinted, avec des frais de port très attractifs en Points Relais
-Des vendeuses(eurs) tops et honnêtes

Les points négatifs
-Beaucoup d’omissions, de « petits vices » cachés, de vendeuses(eurs) qui n’ont pas peur du mensonge
-Des frais que Vinted se prend à chaque transaction chez l’acheteuse(eur), même si ce n’est que de l’ordre de quelques dizaines de centimes
-Parfois compliqué de joindre l’équipe Vinted

Globalement, je n’achète maintenant que d’occasion, et donc beaucoup sur Vinted, que ce soit pour vêtir la famille ou même pour acheter des livres ou jouets/activités pour mes fils. Mais, maintenant, avec un peu d’expérience, je sais à peu près sur quoi me méfier!

Je te file mon dressing, si t’as des gosses ou que t’es enceinte, ou même si tu fais du 36/38: Mon dressing