Archives pour la catégorie La parentalité bienveillante

Mon fils, tu seras le premier

Ca fait prétentieux tu crois? Vouloir que son mioche soit le premier?

Pourtant, pourtant, tout le monde veut être fier de son gosse pour être fier de soi même.

Le premier en maths, je m’en tamponne, le premier à savoir lire, ça me passe au dessus, parce que de toute manière, mon fiston c’est déjà le meilleur, le premier, le topissime de tous, puisqu’il vient de mon ventre, tu comprends. Non, parce qu’au final je ne parle pas de premier de la classe, ni même premier dans une quelconque discipline.

Je n’émets même pas un souhait en disant qu' »il sera le premier », c’est un fait. Le premier dans un domaine qui m’est plus que cher. Il n’y a pas besoin de faire de la généalogie pour que je puisse affirmer: ma lignée familiale a été éduquée et entretenue dans la sous-considération de l’enfant. Déjà par le contexte: Portugal, dictature, pauvreté. Voilà le tableau des deux voire trois générations qui me précèdent. Le bonheur des mioches n’était pas la préoccupation première des adultes, il fallait bouffer, alors forcément, les gosses ils en bavaient sévère.

 

Du côté maternel:

Ma grand mère a été mangée par les cochons de la ferme alors qu’elle n’était encore qu’un nourrisson dans son berceau (elle n’avait donc plus d’oreilles et il lui manquait quelques doigts). Ca fait un bon départ dans la vie ça, « mange, ou tu seras mangé ».
Puis, une fois mariée, elle a eu son premier enfant. Ce premier enfant a été assassiné par son mari, parce qu’il pleurait trop ce pauvre bambin et qu’il agaçait les oreilles sages de son paternel. Une fois ce mari emprisonné puis mort durant son évasion, elle tombe enceinte d’un homme sans y être mariée: l’homme s’en va et la laisse seule, enceinte de jumeaux.
De ces jumeaux, appartient ma mère. A 5 ans elle était déjà au service de la famille riche du village. Elle a donc été la servante des adultes, de leurs désirs et de leurs besoins. Les siens n’existaient pas à leurs yeux. A 7 ans elle a failli mourir de la fièvre typhoïde et a du réapprendre à marcher après des mois d’alitement.
Pour résumer, ma mère a donc grandi sans père, en apprenant uniquement à s’occuper des autres, et en estimant son existence comme sans importance.

Du côté paternel:

Mon père a perdu sa mère alors qu’il n’avait pas 10 ans. Mon grand père n’était pas du genre à choyer et chérir six enfants, il devait bosser et faire pousser sa nourriture. Les enfants ont du très rapidement s’auto-gérer, les grands s’occupant des plus petits. Puis, le remariage de leur père leur a apporter une belle-mère froide et violente. Bien sûr, elle s’occupait de la plupart des repas, mais c’est bien la seule chose qu’ils avaient d’elle, le reste n’étant que des châtiments et du rejet. A peine marmot, mon père a donc dû rapidement apprendre à être un homme fort, à travailler dur, à ravaler ses émotions et à faire face.
Pour résumer, mon père a grandi sans mère, sans le moindre signe de tendresse et a donc du s’endurcir pour travailler comme un adulte.

De leur union, sont arrivés trois enfants. Je suis celui du milieu. Bien sûr le contexte était devenu différent: France, modernité, confort. Mais, avec l’éducation qu’ils avaient reçue, il ne leur était pas possible de savoir être attentif à un enfant. Alors, forcément, inévitablement, l’éducation que nous avons reçu,moi et mes frères n’était pas empreinte de bienveillance, de considération et de profonde tendresse.Sans en venir à une description précise de l’éducation et du contexte familial que j’ai connu – puisqu’ici n’est pas le but de cet article – je n’ai pas su grandir en ayant de la considération pour mon existence, ni mes opinions, mes envies ou tout simplement l’être que j’étais et suis encore. Mes parents ont fait ce qu’ils ont pu, ils ont fait pleins de choses très bien, mais ils leur manquait beaucoup trop, beaucoup trop d’éléments!

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Aujourd’hui, nous sommes arrivés au bout de cette chaîne de sous considération, je crois que je suis devenue le dernier maillon de la chaîne. Ici elle se brise, entre mes mains cela se termine.

Alors mon fils sera le premier d’une longue lignée familiale d’enfants sous-considérés à être enfin écouté, bisouillé, câliné, considéré, élevé vers le haut, encouragé. Avec lui, j’espère lancer le début d’une nouvelle chaîne d’éducation bienveillante, respectueuse et positive.

Je l’écoute, je pose mes yeux sur lui, je prends en compte ses demandes, j’écoute les miennes aussi, je le touche, le câline, lui dis des milliers de mots d’amour. Je prends du temps pour lui, je joue avec lui, j’investis du temps et de l’énergie pour faire des activités pour et avec lui. Je suis à l’écoute de ses souffrances, ses contrariétés, je souhaite être son réceptacle, là où il peut déposer son fardeau du quotidien avec confiance. Bref, je lui apporte la sécurité affective dont j’ai tant, tant manqué.

Cet article peut paraître un peu accablant pour mes parents, pourtant non, je les aime évidemment, je suis fière des humains qu’ils sont et de ce qu’ils deviennent et j’ai énormément de peine pour les souffrances et la dureté de la vie qu’ils ont subi. Ils ont été à la hauteur de tas de choses, avec une force monumentale, une force que je leur envie parfois. Et, malgré tout, comme je le dis souvent: « On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a, à l’instant T« .

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Education: être bienveillant, est-ce être laxiste?

Pas facile, être parent c’est le bordel. Parce que, quelque soit le chemin que tu auras choisi pour élever ton enfant, tu seras jugé et mal jugé.

-Si tu as décidé d’éduquer ton môme en le mettant 17h par jour dans un placard, bah là, faut être honnête tu vas passer pour un sal*ud, pas grand monde qui va adhérer à ta méthode. Fort heureusement.

-Quand on souhaite continuer dans l’éducation traditionnelle, là, tu as des chances de tomber sur une majorité de gens qui vont te suivre, vas y Germaine, raconte nous la dernière punition, je te raconterai la mienne. Mais tout de même, tu vas te heurter aux bobo-écolo-bienveillants qui, malgré leur bienveillance, vont peut être te faire te sentir mal, peut être même que tu te sentiras « mauvais » à leurs yeux, mal jugé. Tu sentiras peut être même le besoin de mépriser leur façon de voir, pensant être méprisé en retour.

-Quant tu choisi de te tourner vers la parentalité positive, là mon p’tit bonhomme accroche bien tes noyaux va falloir la jouer finot et discretos, sinon prends ta pelle, ta pioche et ton casque, tu peux facilement en recevoir plein l’oignon.

« La bienveillance? le truc de bobo, c’est les nouveaux parents qui laissent leur mômes grimper sur les toits et écrire sur leur canapé » « des gros laxistes, leurs gosses seront mal dressés éduqués » « c’est qui qui commande, tu vois pas qu’il va te bouffer? » « faut arrêter avec cette mode pourrie de la bienveillance, j’ai été puni j’en suis pas mort » « vous êtes dans un autre monde, ici il faut élever par l’autorité sinon vous en ferez des enfants rois pourris gâtés »

J’ai échantillonné comme tu peux t’en douter, parce que j’en reçois un paquet d’autres du genre. Tu l’auras deviné, je fais donc partie de la dernière catégorie.

Derrière ces jugements hâtifs, non réfléchis, moi ce que j’entends souvent c’est « nan mais faut pas déconner, moi et les autres on nous a éduqué à la fermer et à obéir, donc je ne vois pas pourquoi ton môme aurait le droit à ce que je n’ai pas eu. »
Il y a également une peur, peur qu’être empathique avec un enfant le rendra/laissera mauvais. Est ce dire que l’humain, dès sa naissance est « mauvais » et qu’il faut donc le dresser? A chaque point de vue sur cette question sera sans doute lié un choix d’éducation.

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Je reviens à mes moutons. Être bienveillant et positif est-ce synonyme d’être laxiste?

Tu te doutes que la réponse est: « évidemment que non mon p’tit bonhomme ». Non.

J’ai des principes et mon fils a des limites. La bienveillance ne dit pas « laissez vadrouiller vos mômes et faites tomber TOUS les interdits ». Faut pas déconner, c’est pas un enfant de 3 ans qui saura de lui même que sauter par la fenêtre ça fait bobo, ou que manger 15 gâteaux au chocolat peut engendrer une crise de foie. Mon fils est intelligent mais tout de même.

La bienveillance c’est: poser des limites mais accepter que ça ne plaise pas forcément à l’enfant et que donc, comme tout être vivant il va le manifester. Accueillir la colère avec empathie parce que l’enfant n’est pas capable de gérer ce tsunami de catécholamines et de cortisol dans son cerveau immature. C’est pas bien plus compliqué finalement (sur la théorie, on est d’accord parce qu’en pratique c’est un peu plus la galère).

La positivité c’est également lâcher prise et ne pas rester borner sur un « c’est non, parce que c’est comme ça, c’est moi qui décide, donc c’est non et puis non ». Il y a des interdits non fondés qui créent des crises superflues. Quand l’enfant refuse de mettre la foutue paire de chaussettes grises que VOUS avez choisi, la Terre ne va pas exploser si vous changer d’avis et l’enfant ne va pas devenir un tyran imbu de lui même, au contraire il verra qu’on a le droit de changer d’avis et d’assumer ses erreurs. S’il n’y a pas de raison définie à ce choix de chaussettes grises, est ce nécessaire de subir une « crise » juste pour une histoire de couleur? Si c’est votre trip de vivre un max de crises infantiles, pourquoi pas. Bien sûr, si cela est justifié, il suffit de donner la raison et d’accueillir la contrariété « je vois bien que tu veux une autre couleur, mais là il fait froid, et tu n’as que ces chaussettes grises qui sont assez épaisses »  « ouiiiiiin, naaaaaaaaan!!!! »  « si tu veux aller dehors, il te faudra ces chaussettes là, sinon, je ne peux pas te laisser sortir », et on attend que la crise s’envole, en restant calme (c’est pas facile) et empathique. C’est long, c’est chiant, mais y a un moment où ça passe. Après ça, il les mettra ces satanés chaussettes.

La bienveillance c’est également être prêt à répéter une consigne 34 fois s’il le faut parce que, selon l’âge de l’enfant, la mobilisation de sa mémoire et des instructions est carrément moins au point que nous. La plupart du temps un enfant ne fait pas exprès de refaire ce qu’il ne doit pas faire, il ne sait simplement pas mobiliser sa mémoire pour récupérer l’instruction donnée précédemment.

Et enfin, la bienveillance c’est l’être aussi avec nous même! SI j’ai envie de râler, je râle, si je ne suis pas contente, je le dis expressément. S’il est considéré bon pour l’enfant d’évacuer toutes ses émotions, cela est donc logiquement justifié aussi pour l’adulte. On retient trop de choses en nous depuis bien trop de temps. L’enfant a tout compris, c’est lui qui possède un système de soupape encore « intact », nous on a très rapidement appris à ne pas faire de vague et donc à refouler tout au fond. Faut gueuler, pleurer, râler! Sortez tout! On évite simplement d’évacuer nos émotions négatives sur notre enfant, il n’est pas le coupable, ne le ciblons pas!

La bienveillance ne prône pas le laxisme. On ne laisse pas un enfant faire « n’importe quoi ». Un enfant a besoin de l’expérience de ses parents, il a besoin de les sentir sûrs d’eux,de leurs principes et de leurs limites. C’est confortable et sécurisant pour un enfant de se dire que « mes parents ne me laisseront pas faire des choses dangereuses ou mauvaises pour moi, j’ai confiance en leurs limites et en leurs positions« .

 

L’éducation bienveillante et positive

Je te parlais de VEO il y a quelque temps par ici.

Je viens ici te parler de son antagoniste ou comment respecter l’enfant, ses émotions et son statut ou encore comment aborder l’éducation par le côté positif et bienveillant en alternative à l’éducation classique basée sur les menaces et la peur.

C’est étrange, parce qu’à la fois cette pensée est « à la mode », ultra tendance sur le net, et en même temps je ne connais pas un pèt’ de parent autour de moi qui y adhère… C’est fou, vous vous cachez où les parents bienveillants? J’arrive pas à en trouver pour m’en faire des potes.

Bien sûr, tout est lié à notre propre histoire. Il s’avère que j’ai été énormément et constamment inhibée, ignorée et culpabilisée par des parents aimants mais « ignorants » (« tu sais, à notre époque on ne savait pas, on faisait comme on nous avait appris et surtout, comme on croyait qu’il fallait faire »). J’en ai souffert et j’en souffre d’avantage encore aujourd’hui. Il est donc certain que je souhaite éviter au maximum tout ça à mon fils.

En réalité, pour faire simple, ce que je vise dans l’éducation de mon fils, c’est lui apporter une confiance et un bien être intérieur, qu’il se sente suffisamment bien avec lui même pour se sentir bien avec les autres.

D’abord, je me souviens de mes premiers mois de maman, paumée, pataugeant dans la semoule. Et, je me souviens des mamans autour de nous, déversant leurs conseils. Je me souviens extrêmement bien de ne pas y adhérer, et pourtant, je me disais « je suis novice, elles, elles savent mieux que moi« . Alors, écoutant leurs âneries, j’ai tenté de laisser pleurer mon fils, on l’a puni quelques fois aussi, isolé, seul. Ca n’a jamais duré longtemps, impossible. Chaque fois, mes tripes me brûlaient, c’était comme si on me hurlait à la tronche « mais c’est pas ça du tout que tu souhaites pour ton fils, il NE FAUT PAS faire ça. »

Ca a donc commencé comme ça, d’abord j’ai compris que l’éducation traditionnelle ne me convenait pas, ni à moi, ni à mon fils. Il est très vite devenu évident qu’il me serait donc impossible de maltraiter le bien être intérieur et extérieur de mon fils, et de le sous considérer. J’ai cherché doucement à m’orienter vers la bienveillance sans même encore savoir de quoi il retournait, ça m’était simplement naturel.

Puis, comme une lumière qui s’est allumée en un instant, c’est lorsque j’ai vu une interview de Catherine Gueguen dans Le Magazine de la Santé, que tout s’est enclenché (tu peux voir une vidéo de cette dame par ici ). C’était évident, logique et scientifique. L’éducation de mon fils serait alors basée sur de l’évident, du logique et du scientifique. A partir de là, j’ai mémorisé le message :

Le maternage et l’empathie favorise la maturation du cerveau dont le cortex pré-frontal, essentiel dans la gestion des émotions et les relations sociales.

Les punitions, les humiliations, la violence, ralentissent le développement du cerveau et des connexions neuronales, de façon très significative.

Je comprends complètement que l’on puisse penser qu’éduquer un enfant doit se faire dans l’autorité, la fermeté, les punitions, la menace, etc. Je le pensais aussi avant. Je le pensais parce qu’on m’a appris à le penser. En devenant maman, mon fils m’a rendu le reflet de l’enfant que j’étais et je me suis sentie le besoin de me libérer de cette toile irrationnelle de l’éducation dans laquelle j’étais prisonnière inconsciemment. D’ailleurs, il m’a suffit de chercher une réelle raison valable de punir et de menacer un enfant, pour constater que je n’en trouvais pas, et là, ça m’a parut évident: c’est irrationnel, ce n’est pas basé sur des faits concrets. Il est si irrationnel d’autoriser les mauvais traitements sur son enfant et de l’interdire sur le reste du monde!

J’ai lu beaucoup, et je continue de lire et relire parce que je crois que je ne serai jamais assez informée. Selon l’éducation bienveillante, cette confiance intime, ne s’acquiert pas en étant humilié, puni, isolé, maltraité, frappé. Au contraire, l’estime et la confiance en soi est détruite. Fait on cela sur une fleur que l’on veut voir s’épanouir? Va t on l’engueuler parce qu’elle ne pousse pas assez? Va t on gronder un enfant de 6 mois parce qu’il ne sait pas marcher?

Aujourd’hui, je trouve ça important, essentiel. Je dirais même que le bien être de l’humanité passe par l’éducation. Il est important de prendre du recul sur ce que l’on nous a transmis, de façon inconsciente et ancré si puissamment dans notre esprit. Se libérer de ces chemins déjà tout tracés, pourtant nocifs pour nos cerveaux, et notre bien être.

« Dans la sphère de l’éducation, l’irrationnel règne encore en maître ». (I.Filliozat)

« Un enfant n’arrêtera jamais d’aimer ses parents. Humilié, puni, frappé, il finira par ne plus s’aimer lui »

« Un enfant ne naît pas avec un manque de confiance en lui »

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L’éducation bienveillante et positive en plusieurs points:

– Accueillir les émotions de l’enfant avec empathie. Le laisser s’exprimer jusqu’au bout, que ce soit par des pleurs, de la colère, en l’aidant à canaliser ses tornades émotionnelles pour lui permettre d’apprendre petit à petit à mieux les gérer. Exprimer ses émotions est un besoin réparateur qui fait du bien. Lorsque l’on croit que l’enfant s’enflamme pour une « broutille », souvent cela cache un besoin plus profond (ex: une journée difficile, une scène qui l’a marqué, un manque de tendresse, etc).

-Un enfant est comme un réservoir d’amour, ne le laissez jamais vide trop longtemps. Après une journée à l’école/ass.mat/crèche, son réservoir est vide (au retour à la maison, remarquez à quel point l’enfant nous sollicite énormément, est « difficile », « fatiguant »). Remplissez le en 10-20 minutes, avec du temps consacré à l’enfant à 100%.

– Éviter d’entrer dans les choses négatives comme les interdits ou les échecs, visons plutôt les choses positives et les choses autorisées et réussies. « Il n’y a pas d’échecs, il y a des jours où l’on réussi et d’autres où l’on apprend »

– Être l’exemple pour son enfant: faisons ce que l’on souhaite qu’ils fassent. L’humain apprend incontestablement par mimétisme. Ce que vous ferez, l’enfant le fera, le mauvais comme le bon.

– Prendre conscience de la différence de maturité cérébrale entre un enfant et un adulte et le prendre en compte. Savoir alors qu’un enfant n’est pas capable de gérer ses émotions comme un adulte. Il n’est pas capable de raison et n’est pas capable de mobiliser sa mémoire aussi vite qu’un adulte. Une « crise », des « pleurs » sont un tsunami émotionnel puissant dans le corps de l’enfant, une détresse profonde, et il n’est pas capable cérébralement de se contrôler.

– Prendre conscience des mécanismes éducatifs qui régissent nos réactions. Savoir que notre inconscient est marqué par notre passé, notre enfance, et que, indubitablement, cela explique en grande partie notre manque de patience et notre besoin d’en venir à la violence.

– Se réconcilier avec sa propre enfance, avec ce qui nous a marqué et qui a blessé l’enfant que nous étions.

– Apprendre à identifier les VRAiES raisons de nos colères, l’enfant n’étant souvent que le déclencheur ou notre exutoire. Souvent notre manque de patience vient d’une fatigue, du boulot, de soucis extérieurs, etc.

– Être honnête et vrai avec ses enfants. Savoir lui parler, lui expliquer, lui dire avec sincérité ce que l’on ressent. Lui parler de lui, mais de nous aussi.

– L’encourager à faire seul, à se donner confiance, le laisser apprendre par lui même pour qu’il se sente capable de tout.

– Écouter ses opinions, les prendre en compte et chercher une solution qui contentera au mieux tout le monde.

– Avoir de l’empathie et de la tolérance envers soi même. Nous aussi avons le droit aux erreurs, et avons besoin d’être compris. Prenez soin de vous pour prendre soin de vos enfants.

Le cerveau de nos enfants n’est pas mature. Ils n’ont pas les capacités cérébrales d’être « raisonnables » « sages » et de gérer leurs émotions comme un adulte. Ils ne sont pas capables de mobiliser leurs capacités cérébrales et mémorielles comme un adulte. Ces faits scientifiques devraient être connus de TOUS, comme on sait aujourd’hui que la Terre est ronde, cela devrait être su, c’est incontestable!

N.B: Hé, les gars de l’Académie nationale de médecine (oui, on sait jamais si tu te paumes ici), qu’est ce vous attendez pour faire connaitre et diffuser au niveau national, à vos instituts et vos pédiatres, les découvertes avérées des neurobiologistes sur le cerveau des enfants? Ca chie là haut, faut vous desserrer le slip.