Maman solo: j’ai testé

Je pose le contexte: mon homme et moi, on est ensemble depuis presque huit ans. Je dis « presque », puisqu’il y a huit ans exactement nous étions en pleine phase de séduction avec le « premier café » qui n’allait pas tarder. Puis venait la fête du 14 juillet avec les effleurements, les battements de coeur, et quelques jours plus tard, notre peau se touchait.
Depuis, nous n’avons pas passer une seule nuit loin l’un de l’autre (en dehors de mon séjour maternité pour La Globule).

Alors, quand mon homme m’a annoncé qu’il partait quatre jours en formation à l’autre bout de la France, je n’ai pas été angoissée, mais j’étais sûre qu’il allait gravement me manquer sa mère…

Il y a deux semaines, il est donc parti, sur la pointe des pieds, lundi matin à l’aube. Je suis restée donc seule, avec un enfant de trois ans et demi et un bide imposant de sept mois, le tout englobé de fatigue. Jusqu’à présent c’était mon homme qui gérait le dépôt de La Globule à l’école, là c’était donc à moi de tout gérer, du début à la fin de journée.
Nous avions évidemment préparé notre fils à cette séparation, il a plutôt été content d’avoir sa mère rien que pour lui, je crois que cela faisait longtemps qu’il voulait que je l’emmène moi même à l’école et que je lui consacre plus de temps.

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Côté Maman: le premier jour c’est très bien passé, je crois que j’ai essayé d’y mettre le max d’énergie que j’avais pour que le départ de mon homme ne lèse pas mon fils. J’étais pleine d’entrain, investie, présente à mon fils et j’ai vu que ça lui faisait du bien. Mais, le soir, avant le coucher, nous avons fait un coucou à mon homme via Skaïppe, et, de le voir, là devant un écran, j’ai découvert le fameux manque auquel je m’attendais. J’ai couché La Globule (le coucher fut long et fastidieux…), et je me suis effondrée dans le salon. J’étais complètement HS, seule et effrayée. Après cette première journée si épuisante, j’étais paniquée « comment allai-je gérer encore 3 autres longues journées, seule?? ».

Le deuxième jour a été un peu plus difficile, mais tout de même, j’ai su gérer le quotidien tout en passant de supers moments d’amusements avec mon fils. Encore une fois, le soir, après le coucou à papa et le coucher (toujours long et fastidieux) de La Globule, je me suis effondrée. Toujours crevée et seule. C’est que, bon dieu, il me manquait carrément cet homme là… Je vous passe l’excuse de la femme enceinte pleine d’hormones, mais n’empêche que ça a dû peser dans la balance pour me mettre à chialer comme ça.

Le troisième jour, mon fils et moi passions la journée ensemble (mercredi, jour des enfants, tout ça) et je crois que l’on a réussi à passer une journée pas trop mal. Ca me paraissait déjà moins difficile, peut être parce que je m’attendais à tellement en baver que, finalement, la réalité n’était pas si atroce. La Globule s’est endormi tôt et j’ai eu une soirée vraiment tranquille. Mon homme me manquait mais j’étais plus sereine.

Le quatrième jour a bien roulé, c’était bon, on avait trouvé notre rythme moi et mon bonhomme. Le soir, mon homme est rentré, accueilli par les cris de joie de son fils et des bisous doux de ma part!

Côté Globule: quand nous lui avons expliqué qu’il resterait seul avec maman durant quatre jours, il a répondu « génial, on va pouvoir être collés tous les deux moi et maman! ».
Les séparations à l’école se sont toutes à peu près bien passées, alors que depuis quelques semaines elles étaient difficiles avec le papa, cela confirmait donc bien son besoin d’avoir sa maman pour ce moment là.
Le premier soir, après le coucou à papa, un petit coup de blues lui est monté, il avait cru comprendre que mon homme rentrait ce soir là, alors la frustration fut un peu dure.
Le reste des journées fut assez cool, il a beaucoup apprécié les moments que l’on a eu à deux, mais, à chaque frustration du quotidien, il se mettait à réclamer papa.

Quatre jours! quatre courts et longs jours, c’était déjà pas mal pour moi, mon bide et ma fatigue. On s’en souviendra de cette première séparation et de ces journées où tout reposait dans mes mains. Ces quatre journées sont passées vite, mais n’empêche que, elles nous ont fait un certain bien à moi et mon fils, on a resserré un lien qui s’était relâché un peu à cause de mon boulot et ma fatigue. Maintenant, on a une relation d’amour sans ressentiments profonds, j’ai du temps pour lui, je sais le gérer et lui, et bien lui, il me dit tous les jours « qu’il m’aime maman d’amour chérie » ❤

 

 

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