Ca se passe pas toujours comme le GPS le dit

Je ne suis pas très présente sur mon blog en ce moment, enfin je dirais plutôt que je ne poste des articles qu’au compte goutte, mais que je passe ici tous les jours. J’ai d’ailleurs une pelleté de brouillons ouverts (plus d’une trentaine), c’est dingue, surtout qu’en ouvrant ce blog j’étais convaincue de l’inutilité du concept de brouillon, pensant que mes articles seraient chaque fois écris et publiés les uns derrière les autres, sans discontinuité. Tu penses bien que je me gourais. Ce détail me fait penser comme il est révélateur. Révélateur de mes erreurs d’intention sur un tas de sacré choses.

En ce moment j’ai la tête ailleurs, mais ce qui me chiffonne c’est que je ne saurais définir où elle se trouve précisément. Je ne suis pas préoccupée par un évènement précis, ni en pleine préparation d’un projet incommensurable. Mon esprit flotte, juste au dessus de ma tête, et je crois qu’il ne sait pas où se raccrocher, ce nase.

C’est peut être une période charnière comme dise les autres. Ce qui est certain c’est qu’il y a du changement dans mon physique (je te rappelle que j’attends un marmot et que je bouffe comme une affamée), et dans mon psychisme.

Mon esprit est en dehors de moi, ce qui est je crois une étape importante qui vient de se produire. J’ai brisé des barreaux, j’ai libéré mes pensées. Je me sens ouverte sur un tas de choses. Concrètement je te dirais que mes idées arrêtées, mes points de vues d’avant, se sont envolés. J’ai eu besoin de sortir des rails, de ne plus voir le monde comme on m’avait ordonné de le voir. Je me suis dé-domestiquée. En partie évidemment, puisque je continue de m’habiller et de dire merci quand on me tient la porte.

Du coup, mon esprit n’est plus rattaché à grand chose, il est un peu nu, ou naïf je dirais. Vierge peut être. C’est intéressant parce je me rends compte maintenant à quel point le regard peut être grand quand on s’ouvre à tout et je me rends compte à quel point le regard subjectif des gens que l’on côtoie, est, lui, si petit et étroit.

Le nouveau-né à l’esprit totalement ouvert, c’est bien pour ça d’ailleurs que les enfants sont si malléables, que l’on peut intégrer dans leur cerveau des tas de lois subjectives. On leur fourre des millions de principes, ce qui est bien, ce qui est mal, on leur dit quoi penser, quoi faire et surtout, on leur dit que tout ce qu’on leur inculque est LA vérité, unique et infaillible. Alors on grandit avec un énorme et sacrément lourd « Livre des Lois », qui va nous dire ce qu’on doit faire et comment le faire pour être intégrer au groupe social et être considéré comme « un gentil ».  Don Miguel Ruiz l’explique si bien dans son si célèbre livre « Les quatre accords toltèques », ce guerrier des temps modernes a un sacré paquets de choses à nous apprendre, ou plutôt à nous désapprendre. Je parlerai peut être un jour plus profondément de ce livre…

Ombre

C’est un peu là que j’en suis je crois. Je désapprends.

Ce n’est pas de tout repos. Surtout que je suis justement en pleine bataille, en pleine guerre avec moi même en ce moment, je me bats contre ce besoin si profondément intense de voir les choses prévues se dérouler comme elles devaient l’être.
Globalement, si je regarde en arrière, sur tous les projets qui m’étaient chers, j’ai toujours réussi à obtenir ce que je voulais. Chaque fois je me démène, je travaille dur pour l’obtenir, et j’y arrive. Mes boulots, mon homme, ma maison, mon fils! Tout à toujours abouti à ce que je projetais. C’était parfait, comme prévu.

Et la vie m’apprend en ce moment que, ce que je croyais être une Loi infaillible de ma vie, est fausse. Non, tout ne peut pas toujours se passer comme je le souhaiterais, même sur des sujets si importants. Même si je me bats et fait tout bien comme il faut pour que ça fonctionne, et bien, parfois ça n’aboutit pas. Et c’est un choc pour moi.

Alors, je me bats sévèrement avec moi même. C’est la guerre et c’est violent en dedans, ça fait mal, je lutte bondieu! Je travaille dur pour intégrer l’idée que la vie n’apporte pas toujours ce que l’on désirait fort. Il y a parfois des deuils à faire, durs, car d’origines si profondes.

Je ne doute pas que je gagnerai cette bataille contre mon esprit trop carré. J’ai simplement hâte d’arriver au jour de la capitulation.

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