La journée du fond du gouffre

Suite à nos soucis dont je te parlais ici, et ensuite , nous sommes repartis, une ordonnance de granules en main.

Le lendemain nous étions mercredi, j’allais donc passer la journée avec mon fils. La période était difficile, la fatigue était là, j’appréhendais cette journée mère/fils.

Pour faire court, ce jour là j’ai vécu la journée la plus difficile depuis que je suis maman. La journée ne fut qu’un enchainement de crises à rallonges, très expansives, très épuisantes. La Globule avait décidé de déverser ses colères et son malêtre en un amas de cris et de tapes. La moindre frustration était, pour lui, l’occasion d’extérioriser sa colère, parce que maintenant, avec du recul, il était évident qu’il était en colère contre moi. J’ai donc enchaîné la gestion de ses crises, très longues chacune, très douloureuses pour lui et extrêmement épuisantes pour moi. J’ai pris tout ce qui me restait d’énergie et de patience pour les gérer au mieux, en tentant de rester le plus calme possible et toujours présente près de lui. Ce fut laborieux, il ne voulait pas que je le touche, mais si j’avais le malheur de m’éloigner, il me courait après pour tenter de m’agripper. Il cherchait simplement le contact, l’attention qu’il me reprochait de ne plus avoir envers lui.

Le soir, au retour de mon homme salvateur, je me suis écroulée dans mon lit. Je n’en suis sortie que le lendemain à midi.
Midi les gars, midi quoi! Tu te rends pas compte, depuis 2 ans et demi, me réveiller de moi même, c’est pour moi aussi rare que le PQ qui s’effrite pas, autant dire que c’était pas rien.
A mon réveil, je n’étais rien d’autre qu’un amas de chair lourde et sans énergie. Je ne suis donc pas allé bosser, la Globule est allée à la crèche, j’ai passé la toute première journée de maman seule à la maison. J’étais pas dans un état permettant d’en profiter, mais n’empêche que c’était bienfaisant. Je n’ai pas bougé du canapé, même pas pour manger, je n’avais pas faim, ni l’envie de rien.

La journée est passée très vite, entre dormir et ne rien faire, j’avais cette sensation que mon corps reprenait ce qui lui revenait de droit: du repos et qu’on lui foute la paix.

lampadaire

Le lendemain j’étais tout autant vidée, je me suis donc trainée jusque chez mon médecin généraliste. Là bas, à la question « alors, qu’est ce qui vous amène », j’ai répondu par une explosion de larmes.

Il a compris que j’étais à bout de nerfs, mais il a également constaté par la suite que j’étais anémiée, vidée d’oxygène.

Je suis retournée chez moi avec un arrêt de travail d’une semaine, des médocs et des compléments. Cette semaine a été dure pour la Globule. Voir sa maman dans un état lamentable ça inquiète, mais il m’a laissé le temps qu’il m’a fallut. Mon Homme a géré comme un chef, du matin au soir.

Au bout d’une semaine, mes forces ont commencé à revenir, doucement, et j’ai ressenti à nouveau l’envie et l’énergie de m’occuper et de m’éclater avec mon fils.

En parallèle, le traitement homéopathique avait été commencé. Nous y avons vu un seul et unique effet bénéfique: la diminution, voire parfois la suppression des réveils nocturnes. Ce n’est pas rien bien sûr, mais les couchers et les endormissements difficiles ont persisté.

 

Alors on a continue de chercher… La suite, plus tard.

 

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